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Ce montage montre les portraits des candidats à la présidence de la FIFA : le prince Ali de Jordanie, du secrétaire général de l'UEFA Gianni Infantino, de l'homme d'affaire sud africain Tokyo Sexwale, de Jerome Champagne et du Sheikh Salman du Bah...

Elections

Semaine décisive pour la FIFA à Zurich

Le nouveau président sera connu vendredi, tandis que Sepp Blatter et Michel Platini seront fixés sur leur sort lundi

Comme les cardinaux vont à Rome élire le pape, les 209 présidents de fédérations affiliées à la Fédération internationale de football (FIFA) vont faire route cette semaine vers Zurich pour désigner le nouveau patron du foot mondial. Avec un sentiment mêlé d'excitation (qui sera élu président?) et d'appréhension (la justice américaine a-t-elle prévu de s'inviter à la fête?). Après 9 neuf mois de scandale, la montagne d'espoirs née de cette crise systémique risque fort de n'accoucher que d'une souris: un autre nom dans le fauteuil de président occupé depuis 1998 par Sepp Blatter.

L'agenda de cette semaine tant attendue est chargé. Mercredi 24, réunion du comité exécutif de la FIFA (du moins pour ceux qui ne sont pas en prison). Y sera-t-il question de l'élection? Le lendemain, jeudi 25 février, les six confédérations (UEFA pour l'Europe, Concacaf pour l'Amérique du nord et Caraïbes, Conmebol pour l'Amérique du Sud, CAF pour l'Afrique, AFC pour l'Asie) se réuniront chacune séparément. Là, il sera très certainement question de l'élection.

Sauf miracle, Sepp Blatter et Michel Platini ne seront pas présents au Hallenstadion vendredi 26 février pour l'élection du président. Les deux hommes sauront lundi si leur sanction de huit ans de suspension est levée en appel. La commission de recours de la FIFA doit en effet rendre sa décision, après avoir entendu les deux hommes la semaine passée. En cas de nouvelle défaite, Sepp Blatter et Michel Platini n'auraient plus alors qu'un ultime recours: la saisine du Tribunal arbitral du sport (TAS), la plus haute juridiction sportive, pour espérer être blanchis ou voir leurs sanctions réduites. A 80 ans, Sepp Blatter ne cherche qu'à soigner sa sortie. La situation de Michel Platini est différente. Le Lorrain ne peut plus se présenter à l'élection de vendredi mais il reste président de l'UEFA. Sauf s'il est définitivement suspendu.

Sans Blatter ni Platini, l'élection n'a jamais été aussi ouverte depuis 1998. Le cheikh Salman du Bahreïn, président de la puissante fédération asiatique, est donné favori par les bookmakers, qui n'ont pas manqué de noter sa récente alliance avec Issa Hayatou, président de la CAF et président par intérim de la FIFA, pour l'obtention en bloc des voix de l'Afrique. Le prince Ali de Jordanie, également candidat, s'est élevé contre ces vieilles pratiques et a saisi samedi le TAS. Il réclame la mise en place d'un «isoloir transparent» pour «assurer la transparence du vote». On frise l'oxymore mais le prince Ali est prêt à payer lui-même l'objet, selon son avocat cité par l'AFP. Domenico Scala, président de la commission électorale de la FIFA, a rejeté la proposition.

C'est peut-être le FBI qui viendra au secours du prince Ali. Selon le Mail on Sunday, l'agence américaine pourrait interpeler le cheikh Salman lors du prochain comité de Zürich. Le membre de la famille royale du Bahreïn est au centre de nouvelles accusations de corruption.

Tout ceci pourrait profiter à Gianni Infantino, le troisième favori. Interrogé par Le Matin Dimanche, qui a retrouvé sa trace à Dubaï, l'Italo-Valaisan se sent en confiance et ne veut pas entendre parler d'arrangements entre les candidats. «Le temps n'est pas aux accords. Il y a une campagne qui doit être menée pour le football. (…) Je pense qu'une élection démocratique est fondamentale pour la crédibilité de la FIFA en tant qu'institution. La FIFA doit avoir à sa tête un président légitimé par une élection». 

Les deux autres candidats sont le Sud-Africain Tokyo Sexwale et le Français Jérôme Champagne, mais leurs chances sont infimes.

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