Un vent nouveau souffle sur le Servette FC. Avant-hier, le club annonçait la création d'un groupe de réflexion comprenant le Stade de Genève, Anschutz Entertainment Group, le propriétaire du Genève-Servette Hockey Club, Jelmoli et le SFC dans le but de rentabiliser en commun leurs investissements dans le sport genevois (Le Temps du 18 juillet). Hier, le club a communiqué qu'il se séparait de son actuel directeur général, Pierre Aeschlimann. Ce dernier, dit le texte officiel, désire «donner une nouvelle orientation à sa carrière professionnelle». La séparation se fait d'un commun accord, selon le communiqué. Pierre Aeschlimann continuera cependant de représenter le SFC auprès de la Ligue nationale, dont il est membre du comité. Il conservera également des mandats du club dans le domaine du marketing.

Pierre Aeschlimann va regagner son bureau de conseil en marketing. En juin, il avait annoncé au conseil d'administration qu'il voulait quitter son poste en fin d'année. Il a préféré avancer son départ. «J'ai des opportunités professionnelles qui ne seront plus là dans six mois», explique-t-il.

«Partir est sa décision, dit Alain Rolland, vice-président du SFC et dirigeant de Jelmoli. Mais je comprends qu'il ne devait pas être agréable pour lui de travailler dans les conditions où il le faisait depuis octobre dernier.» A cette date, lui et l'avocat genevois Christian Luscher, l'actuel président, se sont impliqués toujours plus pour sauver un club qui a frôlé la faillite. «Notre engagement se répercute sur la gestion quotidienne», admet Alain Rolland, qui précise que ce départ n'a «absolument rien à voir» avec le groupe de travail avec Anschutz. Pierre Aeschlimann ne paie pas non plus des erreurs qu'il aurait pu commettre dans sa gestion, dit Alain Rolland: «Si c'était une sanction, nous l'aurions prise avant.»

Le poste laissé libre au Servette sera repourvu. Le comité se laisse jusqu'à la fin du mois d'août pour trouver la bonne personne. La société d'exploitation du Stade de Genève cherche également un successeur à son directeur actuel. On peut penser que les deux entités se coordonneront. Les directeurs des deux sociétés sont en effet amenés à collaborer intensivement.