La nouvelle est tombée ce lundi matin: le Tribunal de première instance du canton de Genève a levé l’ajournement de faillite du Servette FC. La juge a ainsi mis un terme à la procédure qui pesait sur le club «grenat». Le rapport des curateurs et les mesures d’assainissement opérées l’ont convaincue. Le président Hugh Quennec a pu bénéficier de soutiens auprès de la place financière genevoise pour assurer la pérennité du club. Au 30 avril, le surendettement s’élevait à 3,6 millions; une somme couverte par des prêts postposés – prêts dont le remboursement ne peut intervenir qu’en cas de bénéfices du club et si tous les créanciers ont déjà été payés. Ces prêts ne figurent pas au passif du club. L’équilibre est donc assuré.

Cette étape permet aux dirigeants genevois de fournir à la Swiss Football League (SFL) un précieux document, indispensable à l’obtention de sa licence en vue de la prochaine saison. Si la décision juridique de ce lundi matin constitue un indéniable pas en avant, il s’agira néanmoins, ensuite, de détailler les investissements prévus pour l’exercice de 2012-2013 (le Servette FC table sur un budget de 9 millions de francs). L’instance statuera ensuite rapidement, soit au plus tard le 25 mai. «Les différentes actions de soutien doivent continuer, précise le responsable de communication Shahïn Ammane. Nous avons gagné une bataille, pas la guerre.»

Sous l’égide de Majid Pishyar, le Servette FC s’était placé dans de sales draps financiers. Grâce à la reprise de Hugh Quennec, le trou financier, au 30 juin, devrait être ramené en-deçà de 3 millions de francs. En outre, le bilan provisionnel pour mai et juin serait déjà bénéficiaire. Une gestion plus rigoureuse a été promise à l’avenir.