Côté suisse

S'il n'en reste qu'un, Wawrinka sera-t-il celui-là?

Stanislas Wawrinka a surclassé le Français Jérémy Chardy. Le Vaudois monte en puissance. Et avec le forfait de Nadal…

Cette fois, rien à dire. Après deux premiers tours passés sans encombre mais sans éclat non plus, Stan Wawrinka a nettement haussé le ton face au Français Jérémy Chardy. Le Palois, que l’on présentait comme une menace potentielle, n’a pas fait le poids. Vainqueur 6-4 6-3 7-5 en deux heures de jeu, le Suisse n’a connu que deux petites alertes, deux breaks concédés en tout début et en toute fin de partie qu’il corrigea à chaque fois immédiatement. «Je suis vraiment satisfait de mon match, déclara-t-il. J’ai su bien bouger, être agressif. Je voulais m’imposer physiquement et mettre du poids dans mes balles.» Qu’il y soit parvenu trois sets durant lui fait dire que «[son] jeu est bien en place.» Une formule convenue mais dont tous ses adversaires comprennent la signification. Dimanche, ce sera au tour du Serbe Victor Troicki, tombeur du Français Gilles Simon. «Je le connais bien, c’est un contreur solide. Cela dépendra de moi.»

Encore estomaqué par le forfait de Nadal, qui vient après ceux de Federer et Monfils, le public se cherche un champion capable de contester le sacre annoncé de Novak Djokovic. Sera-ce Andy Murray, enfin vainqueur en trois sets (du géant Karlovic)? Sera-ce Richard Gasquet, à qui le talent insolent fait toujours crédit? Ou le toujours coriace Kei Nishikori? Tous figurent dans la même partie de tableau que Stan Wawrinka. Et plus tard ils l’affronteront plus ils seront confrontés à un adversaire confiant en ses moyens et en ses chances d’aller défendre son titre en finale.

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