L’attention n’était pas focalisée uniquement sur les athlètes à Adelboden. Swiss-Ski avait annoncé, début janvier, le départ de l’entraîneur en chef, Martin Rufener, pour la fin de la saison. Le Bernois est considéré comme l’un des artisans du renouveau du ski helvétique depuis son arrivée en 2004. Pilote de métier, il s’engagera avec l’entreprise Swiss Jet.

Urs Lehmann et Martin Rufener se sont écharpés sur les raisons de ce départ par médias interposés. Le président de Swiss-Ski avait accusé le Bernois de s’être montré trop gourmand, tandis que Martin Rufener reprochait à la fédération de ne pas lui faire confiance, en réduisant son délai en cas de licenciement de six à trois mois.

Vendredi à Adeboden, les deux hommes se sont présentés ensemble face à la presse, sans accepter de répondre à la moindre question. Plusieurs athlètes ont regretté le départ de Martin Rufener. «Ce n’est pas la bonne nouvelle de l’hiver», a dit Didier Cuche. «En dix-sept ans de carrière, j’ai vu passer pas mal d’entraîneurs et aussi pas mal de présidents, et cette période de stabilité nous avait fait beaucoup de bien. Nous espérons que la fédération trouvera quelqu’un de bien pour le remplacer. Mais Martin a mis la barre très haut.» Deux hommes seraient en contact avec Swiss-Ski pour reprendre le poste: le Schwyzois Osi Inglin, entraîneur en chef des Suissesses durant la saison 2005/2006, et le Grison Michael Bont, ancien responsable des slalomeurs helvétiques et coach des Finlandaises.