L'Autrichien Hermann Maier a remporté, samedi, la descente de Coupe du monde masculine de Garmisch-Partenkirchen. Il conforte du même coup son avance plutôt considérable sur le Norvégien Kjetil Andre Aaamodt au classement général de la Coupe du monde. Aaamodt accuse désormais un retard de 430 points. A Garmisch, Maier s'est imposé avec 32 centièmes d'avance sur l'Italien Kristian Ghedina et 1''28 sur l'Autrichien Hannes Trinkl. Premier Helvète classé, Jürg Grünenfelder termine 20e… à 3''62 de Maier. Au rang des principaux éliminés figurent Bruno Kernen, Didier Cuche, Paul Accola et Didier Défago. Une nouvelle catastrophe pour les spécialistes suisses de la vitesse sur la piste Kandahar.

Hermann Maier, lui, ne s'est pas posé la moindre question sur le tracé allemand. Il est allé cueillir sans coup férir la 26e victoire de sa carrière en Coupe du monde, égalant ainsi le record autrichien détenu jusqu'ici par un certain… Franz Klammer. «Il faut relativiser mon score, affirme toutefois «Herminator». Franz a réalisé ses victoires en une seule discipline, la descente. Moi, je skie dans trois: descente, super-G et géant. Egaler son record n'était donc qu'une question de temps.»

Reste qu'en cinq courses disputées depuis 1997 sur la Kandahar, Hermann Maier y a réussi le score parfait: cinq podiums (trois en super-G, deux en descente). C'est dire si le skieur de Flachau affectionne tout particulièrement cette piste. Mais pourquoi en va-t-il ainsi? «Parce que la Kandahar est très rapide. Les moyennes kilométriques sont élevées, considère le skieur autrichien. Dès le départ, avec des passages plutôt difficiles à négocier, elle vous prend aux tripes. Pour moi, elle est la piste la plus difficile sur laquelle j'ai skié cet hiver.»

Pour le reste, les autres épreuves de ski alpin – tant masculines que féminines – figurant au programme de ce dernier week-end, ont été annulées en raison de mauvaises conditions météorologiques. Le super-G messieurs de Garmisch-Partenkirchen, le slalom et le géant dames de Zwiesel sont ainsi passés à la trappe, les trois compétitions ayant été trahies par la pluie et le vent. La Fédération internationale de ski doit décider ce lundi du programme remanié de la Coupe du monde tant masculine que féminine.