Le «Tsar» a reconquis son trône. Slava Bykov, coach de l'équipe de Russie, Suisse de cœur et de résidence depuis son passage à Gottéron, est devenu champion du monde avec «sa» Sbornaïa, hier soir au Colisée de Québec devant 13339 spectateurs. Qui plus est aux dépens du Canada, le pays hôte.

Résultat: 5-4 après prolongation (1-3 1-1 2-0) et un scénario digne du patronyme que porte le malheureux entraîneur canadien, Ken Hitchcock. En prime, un gros clin d'œil à ces joueurs que l'on critique pour leur «absence de productivité». Star des Atlanta Trashers, Ilya Kovalchuk, muet depuis le début du tournoi, en faisait partie. Jusqu'à ce qu'il égalise à 4-4 (55e minute) puis offre le sacre à ses camarades (5-4 à la 63e)!

L'autre héros, bien sûr, c'est Bykov. Grâce à lui, la Russie rejoint son vaincu du jour au nombre de titres planétaires (24, dont 21 pour l'URSS). Grâce à lui, la Sbornaïa décroche sa première couronne depuis 15 longues années.

A signaler, fait rarissime, que sur les neuf buts inscrits, sept l'ont été hors pénalités.

Samedi soir, la Finlande s'était adjugé la médaille de bronze en disposant de la Suède par 4-0 (2-0 0-0 2-0).