Dopage

Le sort des athlètes russes suspendu au bon vouloir du CIO

Le Tribunal arbitral du sport a rejeté ce jeudi les recours du comité olympique russe et d’athlètes, ouvrant la voie à une suspension dans l’affaire du dopage russe généralisé. Pour autant, rien n’est encore définitivement décidé

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté les recours du Comité olympique russe (ROC) et de 67 athlètes russes contre leur suspension aux Jeux olympiques de Rio pour dopage. Cette décision ne ferme toutefois pas encore la porte à une participation, seul le Comité international olympique (CIO) pouvant décréter une interdiction définitive.

Les athlètes russes sont les premières victimes de la mise à jour d’un vaste programme de dopage d’Etat organisé par les instances sportives et les services secrets russes ces dernières années. Première à réagir, l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) a suspendu depuis novembre dernier la Fédération russe d’athlétisme, ce qui interdit à tout athlète russe de concourir à une compétition internationale sous la bannière russe.

C’est contre cette décision que recouraient le ROC et les 67 athlètes. «Ce n’est pas la première fois que nous devions traiter ce type de requête, a expliqué le secrétaire général du TAS, Matthieu Reeb, à Lausanne. Mais cette décision a un caractère exceptionnel, étant donné le temps très court à notre disposition et l’importance de la nation impliquée.»

Le CIO devra trancher

Si le recours est rejeté, les trois arbitres impliqués dans cette décision (un Italien, un Américain et un Britannique) précisent pourtant que le TAS «n’était pas compétent pour déterminer si le CIO est habilité à accepter ou refuser l’inscription, soit comme représentants de la Fédération de Russie, soit comme «athlètes neutres», d’athlètes russes sélectionnés par le ROC.» En clair, il renvoie la balle au CIO qui doit se prononcer sur la question de la participation des sportifs russes aux JO de Rio d’ici le 27 juillet.

Le TAS se dit par ailleurs «troublé par l’application immédiate, avec effet rétroactif», d’une règle édictée par l’IAAF le 17 juin dernier «prévoyant des critères exceptionnels pour permettre l’éligibilité d’athlètes dont la fédération nationale est suspendue».


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