A la veille de la rencontre entre la Suisse et la Slovénie, seuls 5000 billets avaient trouvé acquéreurs, soit le sixième de la capacité du Stade de Genève. Köbi Kuhn, un rien irrité, en conçoit un haussement de sourcils fataliste. Le sélectionneur a des soucis plus urgents, notamment le forfait de Marco Streller, blessé à une cuisse. «Je ne serai pas opérationnel avant deux semaines», grimace le longiligne attaquant.

Dans son coquet repaire des rives du lac, la «nati», représentée par Stiel, Vogel, Müller et Henchoz, a également négocié un barème de primes pour l'Euro portugais. Chaque sélectionné recevra 20 000 francs à titre d'émoluments. Cette somme pourrait décupler, ou presque, au rythme de 10 000 francs par point, 30 000 francs pour une éventuelle troisième place, et 80 000 francs pour une accession aux quarts de finale, sans discrimination entre titulaires et remplaçants.

A l'instar des quinze autres pays participants, la Suisse touchera de l'UEFA une prime de participation fixée à 7,7 millions de francs. Par la suite, un point vaudra 500 000 francs, une victoire un million, un quart de finale trois millions. «La publication de ces chiffres a placé les joueurs en position de force au moment de négocier», convient Ernst Lämmli, le délégué de l'ASF.