La pression ne cesse de monter sur la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), autour de la 84e édition du Championnat du monde qui doit se dérouler du 21 mai au 6 juin 2021 entre Riga et Minsk. Des voix de plus en plus nombreuses et diverses s’additionnent pour demander que la Biélorussie ne participe pas à l’organisation du tournoi, alors que le gouvernement d’Alexandre Loukachenko mène une politique de répression contre l’opposition.

Ce week-end, ce sont des sponsors qui ont décidé de faire planer le spectre d’un retrait au cas où l’IIHF n’agissait pas. «Nous sommes partenaires de la compétition depuis vingt-huit ans. Mais nous respectons et défendons aussi les droits humains. En conséquence, Skoda ne parrainera pas l’édition 2021 si la Biélorussie est confirmée comme pays coorganisateur de l’événement», a prévenu le constructeur automobile sur Twitter. La filiale du groupe allemand Volkswagen n’est rien de moins que le sponsor principal.

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Sa déclaration a suivi celle de la marque Nivea Men, l’un des sept «sponsors officiels», qui a insisté sur son attachement aux valeurs de «respect» et d'«unité» et son rejet de toute «discrimination» et «violence» pour faire savoir qu’elle ne soutiendrait pas le Championnat du monde s’il devait être maintenu en Biélorussie.

Réunion ce lundi

Ces prises de position viennent s’ajouter à celles du monde politique (le ministre des Affaires étrangères letton Edgars Rinkevics, son homologue tchèque Tomas Petricek) et sportif: l’équipe du Danemark renoncera à sa participation au Mondial plutôt que d’aller jouer à Minsk.

La polémique gronde depuis la visite du président suisse de l’IIHF, René Fasel, au président Alexandre Loukachenko lundi dernier. L’accolade entre les deux hommes, le second demandant au premier de «résister à une pression injuste», avait fait le tour du monde et heurté de nombreuses sensibilités. En fin de semaine dernière, René Fasel a admis au cours d’un entretien avec Le Temps que «la situation devenait très compliquée», même si retirer l’organisation d’une compétition à un pays hôte qui l’a obtenue conformément aux statuts de la fédération internationale n’est pas exactement une sinécure non plus…

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Ce week-end, l’homme a indiqué à l’agence de presse russe Tass que le Conseil de l’IIHF se réunissait ce lundi 18 janvier pour évoquer la situation. Sa position définitive sur ce dossier devrait être connue «dans les jours à venir».