Durant toute la semaine, Le Temps ausculte les nouveaux enjeux de société qui, quotidiennement, interpellent les mouvements sportifs et remettent en cause leur organisation, leurs valeurs, leur modèle économique et leur avenir.

Une série en six épisodes:

  1. Des records au progressisme
  2. Dans le sport, le genre mord sur le couloir d'à côté
  3. Montera-t-on encore à cheval dans 30 ans?
  4. «Le club n’est plus le lieu du savoir sportif»
  5. Eté comme hiver, le chaud avant le show
  6. En 2031, le sport dont vous êtes le héros

Une piste d’athlétisme est découpée en couloirs concentriques, généralement huit. Pour que l’égalité des chances – principe fondamental du sport – soit respectée, les emplacements des départs sont décalés pour toute distance supérieure à 110 m, en compensation de la distance supplémentaire occasionnée dans les virages à mesure que l’on s’éloigne du couloir intérieur. Les couloirs sont séparés par une ligne blanche continue, qui a la même fonction que celle de nos routes. La franchir, ou même seulement poser le pied dessus – on dit «mordre» – entraîne une disqualification automatique et immédiate. Parce qu’il y a rupture d’égalité.