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Stan Wawrinka à New York, 30 août 2016.
© FRANK FRANKLIN II

US Open

Stan Wawrinka a passé l’écueil Verdasco

Dans un premier tour piège, le Vaudois a livré un match solide pour s’imposer en trois sets – et surtout prendre confiance pour la suite de l’US Open. Où, sans l’avouer ouvertement, il nourrit de grandes ambitions

Les premiers tours sont toujours délicats, mais celui-ci tenait du cadeau empoisonné. Fernando Verdasco n’est certes que 46e à l’ATP mais il est de ces joueurs capables de coups d’éclat, d’exploits d’un jour. A l’image de sa victoire face à Rafael Nadal au premier tour de l’Open d’Australie en janvier dernier.

Un set pour trouver ses repères

Alors, forcément, Stan Wawrinka s’en méfiait: «C’est un joueur capable d’être agressif et qui ne te donne pas de rythme.» La victoire en trois manches n'en est que plus savoureuse. Car même s’il lui a fallu un peu de temps dans le premier set pour trouver ses repères, le Vaudois n’a à aucun moment été menacé par un adversaire qui n’a pas les armes pour faire mal à Stan Wawrinka. «Un match comme celui d’aujourd’hui me permet vraiment de tester comment je me sens. Et au final, c’est un très bon match. Je suis vraiment très satisfait de mon jeu, de la manière dont je me déplaçais. Si je compare à l’an dernier, j’ai mieux joué aujourd’hui (mardi) que pendant toute l’édition 2015», avoue le numéro 3 mondial.

Un piège favorable?

Mais alors, n’était-ce pas finalement une bonne chose que ce premier tour piège? Il sourit. «On aura peut-être la réponse dans dix jours. Un tableau facile ou un tableau difficile, c’est pareil. A la fin, ce que tu veux, c’est aller loin dans le tournoi. Si tu fais deux très bons premiers tours et que tu perds au 3e, ça ne sert pas à grand-chose. Il n’y a pas de miracle. A la fin du Grand Chelem, tu fais le bilan et si tu es allé très loin et que tu as accompli ce que tu voulais, c’était un très bon tournoi.»

Au tour suivant, une inconnue. Alessandro Giannessi, un Italien issu des qualifications qu’il n’a jamais affronté. A Magnus Norman, son coach, d’aller pêcher quelques informations sur ce gaucher, 243e à l’ATP. Mais Wawrinka sait que l’essentiel est ailleurs. De son côté du filet. «Il faut que je sois bien. C’est ça le plus important.»

Depuis l’US Open: Timea Bacsinszky: «Ma médaille a des défauts, le CIO va me la changer…»

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