Classé au 194e rang mondial, Stan Wawrinka joue actuellement à un bien meilleur niveau, ce qui lui permet d’enchaîner les victoires aux Swiss Indoors et d’enflammer le public de la Halle Saint-Jacques. Deux jours après son succès probant sur le numéro 3 mondial Casper Ruud (6-4 6-4), le Vaudois s’est imposé 6-4 5-7 6-4 devant Brandon Nakashima, un Américain peu connu du grand public mais vainqueur du tournoi de San Diego et déjà classé 44e mondial à 21 ans.

Vendredi soir (à partir de 19h, en direct sur RTS Deux), Warinka retrouvera cette fois un joueur de sa génération ou presque en la personne de Roberto Bautista Agut (ATP 22), facile vainqueur 6-3 6-2 d'un bien pâle Andy Murray (ATP 49). «Un grand joueur, un grand guerrier. Il joue bien à Bâle. Ce sera son quatrième quart de finale de suite ici», souligne le Vaudois.

Lire aussi: Un Stan Wawrinka retrouvé crée l’exploit à Bâle

Même si Roberto Bautista Agut demeure à 34 ans un sacré client, tous les espoirs sont permis pour Stan Wawrinka. Porté comme jamais par le public, on pourrait croire que le ciel est sa seule limite cette semaine à Bâle. La question toutefois est de savoir s’il aura pleinement récupéré des efforts consentis lors de ce huitième de finale. A deux points du match sur son service à 5-4 30-30 au deuxième set, le Vaudois a connu un trou d’air que personne n’a vu venir pour être contraint de jouer les prolongations. «Mon service m’a lâché au plus mauvais moment», avouait-il en conférence de presse.

Paix intérieure

Fort heureusement, il a retrouvé très vite cette paix intérieure sans laquelle rien n’est possible. Il ne lâchait rien sur ses jeux de service au troisième set avant de trouver l’ouverture à 4-4 30-30. Il armait un passing de revers dans les pieds de l’Américain pour s’offrir sa troisième balle de match. Comme les deux autres, il la convertissait pour obtenir le droit de service une seconde fois pour le match. Cette fois, il ne devait pas faillir. Sur sa première balle de match, il concluait avec un revers imparable, sa marque de fabrique. «Je traverse bien sûr la semaine de l’année la plus forte sur le plan émotionnel, glisse-t-il. Je suis très heureux de la vivre à Bâle où ce fut parfois difficile par moi pour le passé. Mais ce soir comme mardi, le soutien du public fut extraordinaire.»

Lire encore: Aux Swiss Indoors, la vie sans Federer

Avec cette victoire acquise au terme d’un match long de 2h13, le triple vainqueur en Grand Chelem a envoyé un message limpide: le grand Stan Wawrinka est de retour. La route fut sans doute bien longue depuis ce Challenger de Marbella au début avril, une première étape bien laborieuse dans cette saison II de la résurrection après celle de 2019. Il aura fallu patienter l’automne pour que tout le travail entrepris porte enfin ses fruits. Mais cela valait bien le coup d’attendre, non?