Tennis

Stan Wawrinka rate son entrée au Masters

Un jour sans pour le Vaudois qui s’est incliné en deux sets (6-2, 6-3) face à Kei Nishikori. Il reste néanmoins motivé pour rebondir et tenter de se qualifier pour les demi-finales

Avec lui, ça ne trompe pas. C’était un jour sans pour Stan Wawrinka aujourd’hui à Londres. A l’heure d’affronter Kei Nishikori pour son entrée en lice dans le tournoi des Maîtres, le numéro 3 mondial peinait à trouver ce tennis qui fait de lui le vainqueur de trois tournois du Grand Chelem. Si ce revers n’hypothèque pas ses chances de se qualifier pour les demi-finales, le Vaudois sait qu’il n’aura quasiment plus droit à l’erreur. Extraits de ses confidences face à la presse.

- Comment expliquez-vous cette contre-performance?

- Ce n’était pas un bon match en comparaison de ce dont je suis capable de faire, c’est clair. Ce n’était pas un bon jour. Kei joue bien, met beaucoup de pression du fond du court et moi je ne parvenais à rien. J’étais lent et hésitant dans mon jeu et dans mes mouvements.

- Êtes-vous rattrapé par la fatigue d’une longue et intense saison?

- C’était le cas ces dernières semaines mais ces deux derniers jours, je me sentais mieux et j’avais retrouvé une fraîcheur mentale. Je pensais pouvoir bien jouer aujourd’hui mais je n’ai pas trouvé les solutions. La chance qu’on a au Masters, c’est qu’on a l’occasion de mieux jouer ensuite durant la semaine. On n’est pas éliminé après une défaite. Ça va être intéressant d’essayer de trouver des solutions pour élever mon niveau de jeu. C’est important de rester dans le tournoi. J’ai encore deux matches pour me qualifier et je sais que j’en suis capable.

- Est-ce la difficulté à accepter de ne pas pouvoir faire mieux qui vous a piégé?

- Entre ce qu’on perçoit à l’extérieur et ce qui se passe à l’intérieur, c’est très différent. Aujourd’hui, j’essaie avec les moyens du jour. Je me bats avec moi pour essayer de mieux jouer. Peut-être que de l’extérieur on a le sentiment que je laisse un peu aller et que je ne suis pas assez dur avec moi-même mais ce n’est pas le cas. Mais la réalité c’est que dans un jour comme celui-ci, je ne pouvais juste pas faire plus. Mais je sais qu’intérieurement, j’ai encore ce qu’il faut pour bien jouer ici.

- Le scénario est similaire à celui de l’an dernier où vous aviez perdu votre premier match contre Rafael Nadal sur le même score avant de finalement vous hisser en demi-finales…

- La comparaison est possible dans la mesure où j’ai perdu sur le même score dans des conditions difficiles. Et derrière je n’ai pas d’autre choix que de bien jouer pour gagner. Mais la différence c’est qu’en face cette année j’aurai un Cilic et un Murray au top de leur forme. Il faudra vraiment jouer du très bien tennis pour pouvoir les battre. Alors que l’an dernier j’avais Ferrer et Murray qui étaient un peu moins en confiance. Mais ça ne change pas grand-chose. J’aimerais pouvoir me dire, une fois le tournoi terminé que j’ai fait tout ce que je pouvais pour m’en sortir.

- Vous aimez les défis. Est-ce que le fait d’être un peu le dos au mur va encore plus vous booster?

- (Sourire) Vaut mieux avoir une victoire dans la poche… Mais la motivation est là. C’est une chance d’être au Masters, je ne sais pas si c’est le dernier ou pas, il faut que je fasse ce qu’il faut pour essayer de gagner encore deux matches. Il faudra essayer de leur rentrer dedans pour aller chercher la victoire.

Publicité