Tennis

Stan Wawrinka, sans regret

Le Vaudois a laissé trop de jus dans sa victoire à l’US open pour parvenir à briller au Masters. Vaincu par Andy Murray, il clôt une saison néanmoins remarquable

Cette raquette jetée de rage à l’issue du 7e jeu de la 1re manche en dit long. En cédant son service, Stan Wawrinka sait que son destin est en train de lui échapper. Avec ce break, synonyme de la probable perte de ce 1er set, il sait que sa qualification pour les demi-finales ne dépendra pas de lui. La loi de ce format avec matches de poule. Il devait battre le numéro 1 mondial en deux sets pour s’assurer une place dans le dernier carré. Une victoire en trois manches aurait suspendu son destin à une indispensable victoire de Cilic face à Nishikori.

«Il est en pleine confiance et fait les bons choix»

Alors, ce jet de raquette, à 4-3 pour l’Ecossais, sonne comme le tournant du match. Et les trois balles de set sauvées sur son service à 5-3 ne suffisent pas à rallumer la flamme. Le Vaudois n’est plus aussi incisif et Andy Murray en profite pour servir le feu, dicter le jeu en patron et vaincre 6/4 6/2. «Le score est dur. J’ai bien commencé mais face à un tel joueur, de petites choses peuvent faire une grosse différence, confie Wawrinka. Il rend mon jeu hésitant. C’est pour ça qu’il est le numéro 1 mondial. Il est en pleine confiance et fait les bons choix.»

La fatigue physique et mentale qu’il traîne depuis l’US open a eu raison de sa fin de saison. «Le tennis est dur émotionnellement, poursuit-il. De vraies montagnes russes tout au long de la saison. Et quand tu vas aussi haut que je l’ai été en gagnant à New York, derrière ce n’est pas simple.»

Des échecs pour mieux réussir

S’il admet des hauts et des bas, il y voit aussi là, la clé de sa régularité. Aussi paradoxal que cela puisse paraître. «J’essaie de faire le maximum pour bien jouer partout. Je n’y arrive pas mais quand je perds au 1er ou 2e tour d’un Masters 1000, ces échecs m’apportent ce qu’il faut pour ensuite gagner des Grand Chelems. Soit on regarde les tournois où je perds tôt, soit on regarde ma constance au niveau des titres. Il y a beaucoup de positif et je ne changerais pas mon année pour faire quart ou demi partout. Ce qu’on veut, c’est gagner des titres.»

Stan The Man peut dont partir en vacances avec une satisfaction légitime, au terme d’une saison à nouveau remarquable.

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