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Roger Federer et Stan Wawrinka en mars 2017 lors de la finale du tournoi d’Indian Wells.
© PAUL BUCK

Tennis

Stan Wawrinka a rendez-vous vendredi avec «Papy» Federer

Son tweet faussement moqueur et sincèrement admiratif a quasiment donné un nouveau surnom à Roger Federer. Qui l’attend à Rotterdam avec le sourire, mais de pied ferme

Le tennis est l’un des rares sports qui conservent un semblant de calendrier. Les tournois commencent le lundi et s’achèvent le dimanche. Et ça recommence le lundi suivant, après mise à jour des classements mondiaux.

Celui que l’ordinateur de l’ATP a craché ce lundi place cette semaine encore Rafael Nadal en tête (9760 points), devant Roger Federer (9605 points). Les autres, Cilic, Zverev, Dimitrov, Thiem, ont tous 4000 points de retard sur le duo. Lundi 19 février, Roger Federer sera peut-être le nouveau numéro 1 mondial, à 36 ans et 5 mois. Rafael Nadal ne joue pas cette semaine et lui, Federer, peut combler ses 155 points de retard en allant au moins jusqu’en demi-finale (180 points). C’est-à-dire en battant le Belge Rubens Bemelmans (30 ans, 116e mondial) mercredi soir, puis, vraisemblablement, le Russe Karen Kachanov (21 ans, 48e mondial) jeudi et, c’est là que ça devient croustillant, Stan Wawrinka vendredi soir.

«Papy» fait de la résistance

Par une savoureuse ironie du destin, c’est peut-être donc Wawrinka qui privera Federer de ce qui serait un incroyable accomplissement. Ce même Wawrinka qui, en mars 2017, qualifiait son aîné de asshole après leur finale (remportée par Federer) à Indian Wells et qui, le mois dernier félicitait «Papy» Federer dans un tweet resté célèbre.

Pas de fausse polémique: qui aime bien chambre bien. En Californie, Stan Wawrinka avait d’ailleurs immédiatement précisé: «Je suis ton plus grand fan». Le Vaudois, qui affrontera à Rotterdam le jeune local Tallon Griekspoor (259e mondial, invité) mardi soir au premier tour, se réjouit franchement de cette perspective. «Evidemment, jouer contre Roger est toujours quelque chose de particulier, a-t-il expliqué lundi en conférence de presse. Redevenir numéro un mondial serait spécial pour lui, comme tout ce qu’il a fait par le passé. Il est incroyable!»

«Heureux d’être avec Stan»

Demi-finaliste la semaine passée à Sofia et remonté au 13e rang mondial, Stan Wawrinka ne s’estime pas encore revenu à son niveau d’avant son opération au genou. «Il me faut encore du temps et des matchs. Je dois me concentrer sur mon premier tour.»

Roger Federer lui succéda en salle de presse avec sa décontraction habituelle. Le Bâlois ne cache pas ses ambitions. S’il s’est inscrit à Rotterdam, c’est bien pour récupérer la place de numéro 1 mondial. «Ce serait vraiment un exploit incroyable! […] J’y ai toujours cru mais pendant longtemps ça n’était pas possible.» Désormais, ça l’est. «Je ne m’attendais pas à gagner à Melbourne parce qu’il y avait si longtemps que je n’avais pas conservé un titre du Grand Chelem. Par contre, je savais que Rotterdam pouvait être une option.»

Lire aussi: Roger Federer, animal à sang froid

Lui aussi serait plutôt content en cas de duel helvético-suisse vendredi. «C’est génial que Stan soit dans la même partie de tableau que moi. Si je veux retrouver la position la plus élevée du tennis mondial, je ne peux pas m’attendre à ce que cela soit facile.»

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