Le Temps: Comment vous sentez-vous?

Stan Wawrinka: Je me sens assez bien. Mentalement, je suis motivé. Mes ambitions sont toujours les mêmes. Ça dépend beaucoup de mon niveau de jeu. Si j’arrive à me lancer dans des tournois, je suis capable d’aller très loin et de faire de grands résultats. On va voir déjà comment se passe le premier tour. Je n’ai pas d’objectif précis. Le but est de me mettre en condition et d'essayer de jouer mon meilleur tennis à chaque match.

Aux Swiss Indoors, vous avez connu plusieurs défaites prématurées. Est-ce un challenge pour vous de jouer à Bâle?

Oui, c’est toujours un challenge. J’ai eu quelques supers résultats ici. J’ai battu David Nalbandian, atteint les demi-finales. Mais j’ai aussi perdu plusieurs fois au premier tour. C’était le cas les trois dernières années, je crois. Ce n’est jamais facile pour moi d’atteindre mon meilleur tennis ici, en raison des conditions de jeu. C’est un défi personnel de trouver la solution pour jouer à mon meilleur niveau.

Vous tombez sur Ivo Karlovic au premier tour. Un cauchemar?

Oui, on peut le dire. Mais je pense que tous les joueurs le diront. Ce n’est jamais facile de l’affronter. Et encore moins cette année, alors qu'il est en confiance et joue le meilleur tennis de sa carrière. Ce sont des tirages très difficiles dans le sens où il y a peu de jeu, peu d’occasions, surtout dans des conditions rapides comme ici. On est tout de suite sous pression. On n’a pas le droit à l’erreur. Ce sont des matches compliqués.

Lors de votre match contre lui à Cincinnati, vous aviez été particulièrement fort mentalement…

A Cincinnati, ça avait été un beau match. J’avais fait ce qu’il fallait pour gagner. Je pense que ça va être une rencontre du même style. Il va falloir saisir le peu d’opportunités qui me seront offertes.

Vous dites qu’il a progressé. A quel niveau?

Physiquement déjà, il est meilleur. Auparavant, il était plus facilement blessé. Cette année, il est plus explosif, plus rapide. Il paraît plus sûr de ce qu’il veut faire. Avant, il lui arrivait d’essayer de mettre la pression et de tout de suite venir au filet. Maintenant, il a davantage confiance en son jeu de fond de court. Contre Nadal, à Shanghai, ça jouait bien. Il joue et construit les points pour avoir les opportunités de monter.

Lorgnez-vous sur le classement pour la fin de la saison?

Je sais où j’en suis, je sais ce qui se passe (sourire). A mon avis, il y a de fortes chances que je finisse quatrième et peu de chance que je dépasse Roger (Federer).

Quels sont vos plans pour le mois de décembre?

Je n’ai pas encore finalisé mon planning, mais comme il n’y a pas la Coupe Davis, je vais essayer de bien me reposer et de faire une bonne préparation. C’est l’objectif principal. Du repos et pas mal de physique. Prendre plus de temps au calme, car l’année dernière, c’était un peu à l’arrache. Or, l’année prochaine, il y a les Jeux olympiques et il y aura donc peu de fenêtres de repos en été.