Il n'a pas fallu beaucoup de temps à Stanislas Wawrinka pour comprendre, précisément, que ce temps lui était compté. Et qu'il n'annonçait rien de bon. Nuages noirs, ciel bas, pluie fraîche. Arrivé de bonne heure le matin dans les dédales de Roland-Garros, le numéro deux helvétique n'en est reparti que le soir, «après une longue attente et un petit match au milieu».

Un petit match, certes, quoique plutôt grandiose. Juste le temps de déclasser un adversaire respectable, Philipp Kohlschreiber, et de manifester un aplomb nouveau. Score: 6-3 6-4 6-4. «Je l'ai complètement dominé, acquiesce Stanislas Wawrinka. Depuis mon entrée dans le top 10, je sens ma confiance grandir. Ce classement n'apporte aucune immunité, j'en suis très conscient, mais il ouvre des perspectives passionnantes.»

Profondeur et variété des coups, habileté manœuvrière et marge de sécurité, Stanislas Wawrinka a impressionné. Le temps est venu de voir loin, où l'horizon n'est plus bouché.