L’événement attendu la seconde semaine de l’Open d’Australie – le quart de finale féminin belgo-belge – n’aura pas lieu. Des deux revenantes sur le Circuit, l’une (Justine Henin) a souffert mais passé l’obstacle russe Alisa Kleybanova (No 27), l’autre (Kim Clijsters, No 15) a été atomisée par une énième Russe, la puissante Nadia Petrova (No 19) en 52 minutes, 6-0 6-1.

Qu’est-il donc arrivé à la jeune maman de la petite Jada, pourtant victorieuse de l’US Open 2009 et du récent tournoi de Brisbane, depuis son retour à la compétition après deux années d’arrêt? Apparemment, rien. Décontractée, elle constate: «J’étais tout à fait hors du coup, je ne sentais pas la balle. Je ne peux même pas dire que Nadia a bien joué, j’ai commis l’ensemble des fautes, elle avait juste à les compter.» Preuve chiffrée: 26 erreurs non provoquées à 10...

Pas déçue non plus de rater Justine en quart, la souriante Kim voudrait que sa rivale wallonne remporte l’Open, ou «au moins une Belge, y compris Yanina Wickmayer [en lice contre Henin dimanche].»

Autre battu du jour, sous la chaleur étouffante de l’été austral capricieux – 36 degrés avec une moiteur maximale vendredi – Stanislas Wawrinka (No 19), éliminé en 3h20’ et quatre sets besogneux (4-6 6-4 6-3 6-3) par le Croate Marin Cilic (No 14). Sur la Margaret Court Arena, les «Alleeeez» prononcés avec l’accent traînant des supporters vaudois, et repris en chœur par le public australien amusé, n’ont pas dynamisé un Stan qui admet être demeuré «trop passif», ne parvenant pas à se lâcher. «Qu’est-ce qui me manque pour surpasser ces adversaires du top-20? Si je le savais, je corrigerais le tir!» Objectif immédiat: attraper la premier vol pour rentrer à la maison et accueillir début février, au côté de son épouse Ilham, leur premier enfant.

Et puis, un gagnant, avec quelle peine cependant! Rafael Nadal (No 2, tenant du titre) n’a plus mal aux genoux. Mais il ne joue pas à son niveau. Contre l’imprévisible Allemand Philipp Kohlschreiber (No 27), déjà tombeur de Novak Djokovic à Roland-Garros 2009 et d’Andy Roddick ici en 2008, Rafa a multiplié les balles trop courtes et les lifts qui n’avançaient pas. 6-4 6-2 2-6 7-5 pour un succès à l’usure en 3h30’, le rival patenté de Roger Federer n’a pas encore le match en poche dimanche face au canonnier croate Ivo Karlovic.