Football

Stéphane Henchoz, le rouge et le noir

Engagé dans une folle remontée, Neuchâtel Xamax dispute ce mercredi à Sion une place en Super League la saison prochaine. Avec un entraîneur qui a longtemps hésité avant de se lancer, qui ne restera pas mais qui souhaite déjà revenir

Ce mercredi à Tourbillon, le match Sion-Neuchâtel Xamax sera une sorte d’entretien d’embauche pour Stéphane Henchoz. On lui suggère l’idée, cela le fait rire, il ne dément pas. «Après tout, si tout se passe bien, je suis libre dans deux semaines…» Depuis trois mois, le Fribourgeois, ancien défenseur international, se construit avec Xamax un profil d’entraîneur-sauveteur, d’homme à poigne et à points, qui plaira forcément un jour ou l’autre à Christian Constantin, lequel vient de mettre Murat Yakin en vacances anticipées pour s’asseoir lui-même sur le banc du FC Sion.

Entraîner ailleurs, «à Sion, Saint-Gall ou Lugano, qu’importe, si le projet est bon», Stéphane Henchoz y est prêt. Cela voudra dire déménager, quitter le cocon qu’il s’est construit à Bevaix (NE) et où il pourrait continuer de vivre très confortablement, entre du travail spécifique avec les défenseurs pour l’Association suisse de football, des balades en bateau sur le lac, son activité de consultant pour Teleclub, quelques piges à Bangkok ou à Singapour pour des chaînes asiatiques anglophones, ses chroniques dans Le Temps et une demi-douzaine de matchs par an aux quatre coins du monde avec les vieilles gloires de Liverpool.