Le Suisse Stéphane Lambiel qui a échoué au pied du podium du patinage artistique des JO de Vancouver, 4e avec 246,72 points, s’est avoué «déçu et triste» d’avoir présenté jeudi un programme libre «sans énergie».

«Ce n’est pas la performance que je voulais montrer. Il y a d’abord eu beaucoup d’imperfections techniques. A chaque saut, je dépensais énormément d’énergie pour tenir debout», a expliqué le patineur de 24 ans. «J’ai perdu toute mon énergie et je n’ai pas su montrer ma chorégraphie sous son meilleur visage», a-t-il regretté.

Médaillé d’argent il y a quatre ans à Turin, Lambiel ne s’attendait pas à vivre un programme libre aussi difficile.

«Le fait de commencer sur un +quad+ un peu hésitant m’a enlevé de la confiance en début de programme. Plus j’avançais dans le programme, plus je me sentais nerveux. Je n’arrivais pas à me libérer, a-t-il constaté. Du coup je perdais de la force au fur et à mesure des secondes. Et j’ai fini sans énergie».

Le double champion du monde (2005 et 2006) n’a pas voulu évoquer la suite de sa carrière: «Je ne peux pas me prononcer maintenant sur une question aussi délicate. Le futur, c’est d’abord une bonne nuit de sommeil. Je n’arrive pas à voir plus loin».

Le titre olympique a été remporté jeudi soir par l’Américain Evan Lysacek, devant le tenant du titre, le Russe Evgeni Plushenko. «C’était mon meilleur programme libre cette saison. Et je l’ai fait au moment où cela comptait le plus. J’attendais une prestation aussi propre depuis le début de la saison. Je me sentais bien. Je me retenais après chaque saut pour ne pas trop tomber dans l’euphorie. Je n’avais plus patiné en premier (du groupe) depuis un certain temps. Mais cela ne m’a pas pénalisé», s’est exprimé le nouveau champion olympique.

Evgeni Plushenko: «A la fin de mon programme, j’étais positif. J’ai pensé que j’avais gagné. Mais Evan avait peut-être plus besoin que moi de cette médaille d’or. Car moi, j’en avais déjà. Deux médailles d’or et une d’argent, ce n’est pas si mal. Après cette défaite, je ne vais pas baisser les bras. Il faut aller de l’avant».

Daisuke Takahashi: «Je suis juste très très heureux. Quand j’ai su que j’avais décroché le bronze, j’ai fondu en larmes. Ca ne me ressemble pas mais là, c’était trop d’émotion. Devenir le premier Japonais à remporter une médaille dans cette discipline, cela me remplit de fierté. Certaines parties de mon programme n’étaient pas parfaite. Mais je termine sur le podium. Il y a un an, j’étais blessé et j’étais incapable de patiner. Je ne pensais jamais être capable de me remettre aussi vite».