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Lionel Messi rêve encore d'accrocher la Coupe du monde à son palmarès. Mais le temps presse.
© Juan Mabromata/AFP Photo ©

Compétition

Succession de l’Allemagne et arbitrage vidéo: les enjeux sportifs

Quatre équipes semblent en première ligne pour remporter la Coupe du monde en Russie, où sera utilisée pour la première fois la fameuse VAR

La première surprise de la Coupe du monde 2018 est tombée avant même le début de la compétition. Mercredi, à deux jours de l’entrée en lice de l’Espagne, le sélectionneur Julen Lopetegui a été licencié avec effet immédiat. Son tort: s’être engagé à prendre la tête du Real Madrid à la fin de l’été et avoir laissé le club communiquer la nouvelle alors que la «Roja» posait à peine ses bagages en Russie. Les joueurs, par la voix de leur capitaine Sergio Ramos, ont plaidé le maintien de leur coach à son poste mais, vexé de ne pas avoir été tenu au courant des négociations, le président de la fédération Luis Rubiales a décidé de trancher dans le vif. Et advienne que pourra.

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Sans l’aide de personne, l’Espagne s’est ainsi inventé une crise dans la dernière ligne droite vers le plus important des tournois. Pour la résoudre, la fédération a dû dans l’urgence un nouveau sélectionneur, Fernando Hierro, qui devra gagner la confiance de joueurs qu’il n’a pas choisis, qui eux devront faire en sorte de surmonter le choc pour assumer leur statut de favori. Le défi s’annonce passionnant à suivre. Il vient rappeler qu’au-delà des questions diplomatiques, des affaires d’influence et de gros sous, la Russie accueille un tournoi de football avec son lot d’enjeux sportifs propres.

La «dette du football» à Messi

L’Espagne touchée au cœur, ce sont les autres favoris qui se frottent les mains. Observateurs et bookmakers n’en retiennent guère que trois de plus. Le Brésil d’un Neymar hors norme escorté d’une génération redoutable. L’Allemagne championne du monde en titre et sa mécanique huilée par un entraîneur, Joachim Löw, en poste depuis douze ans. La France et sa force de frappe offensive sans limite malgré plusieurs absents de marque (Dimitri Payet, Karim Benzema). Le tirage au sort a fait que ces quatre équipes, si elles terminent premières de leur groupe respectif, se retrouveront en demi-finales.

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Pour bousculer ce carré d’as, une poignée de sélections nationales seulement, dont l’Argentine de Lionel Messi et le Portugal de Cristiano Ronaldo. Les deux hommes se partagent les trophées du Ballon d’or depuis dix ans et ils n’en finissent pas d’étoffer leur palmarès de légende, mais ils sont toujours restés étrangement discrets en Coupe du monde. En trois participations, les stars du FC Barcelone et du Real Madrid n’ont inscrit respectivement que cinq et trois buts, des totaux très éloignés de leurs standards actuels.

Après la qualification de son équipe, le sélectionneur de l’Argentine Jorge Sampaoli a déclaré que «le football devait une Coupe du monde à Lionel Messi». L’intéressé a répondu, amusé, qu’il espérait que sa dette serait payée. L’édition 2018 ressemble presque à une dernière chance: il fêtera ses 31 ans entre les deuxième et troisième matches de sa sélection en Russie. Impossible d’exclure qu’il soit au rendez-vous du Mondial qatari en 2022, mais il atteint un âge où les garanties n’existent plus. Le constat vaut également pour Cristiano Ronaldo (33 ans), même si le Portugais affirme régulièrement vouloir jouer jusqu’à ses 40 ans.

Centre vidéo à Moscou

Pour la première fois de l’histoire de la Coupe du monde, les débats seront jugés avec l’assistance vidéo à l’arbitrage, la fameuse VAR. Après des expériences dans différents tournois internationaux ainsi qu’en Serie A italienne et en Bundesliga allemande, la technologie n’a pas fini de faire débat mais elle sera tout de même utilisée en Russie. Après un but marqué, sur une situation de penalty, pour un carton rouge direct ou en cas d’erreur sur l’identité d’un joueur averti ou exclu, l’arbitre central pourra en référer à une équipe de quatre responsables vidéo qui assisteront, en tenue, au match depuis Moscou, dans un centre opérationnel relié à tous les stades par fibre optique.

Les défenseurs du procédé attendent la VAR comme une manière radicale de limiter l’impact de mauvaises décisions arbitrales sur le jeu. Ses détracteurs craignent qu’elle enlève au football son humanité et son rythme. Ce qui est sûr, c’est qu’elle sera aussi suivie en Russie que les meilleures équipes et les plus grandes stars.

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