Il n’y avait guère de suspense après les forfaits des deux meilleures joueuses canadiennes, d’abord Bianca Andreescu (n° 6 mondiale) puis Eugénie Bouchard (ex-n°5 retombée au-delà de la 200e place), il n’y en a plus du tout après les succès de Jil Teichmann et Belinda Bencic à Bienne. Sauf invraisemblable catastrophe, l’équipe de Suisse de Fed Cup participera au tour final de Budapest (du 14 au 19 avril). Il ne manque qu’un point et trois matchs pour l’obtenir.

Un nouveau format resserré

L’affaire sera sans doute entendue dès le premier simple du samedi, entre Belinda Bencic et la jeune Leylah Annie Fernandez. La championne juniors de Roland-Garros (17 ans) a offert une bonne résistance à la Zurichoise Jil Teichmann mais s’est tout de même inclinée 7-6 6-4 en 92 minutes dans la partie la plus indécise de ce Suisse-Canada. Ce premier point acquis a ôté toute pression à Belinda Bencic, qui n’a fait qu’une bouchée de la remplaçante Gabriela Dabrowski, excellente joueuse de double mais beaucoup moins convaincante en simple, battue 6-1 6-2 en 56 minutes.

L’équipe de Suisse, où Martina Hingis (retraitée) et Timea Bacsinszky (blessée) avaient pris place aux côtés des remplaçantes Viktorija Golubic et Stefanie Voegele, découvrira donc mi-avril à Budapest le nouveau format de la Fed Cup, qui réunira 12 équipes sur une semaine sur terre battue. Comme la Coupe Davis chez les hommes, ce nouveau format resserré a pour but de générer plus d’intérêt du public et des sponsors, et donc plus d’argent pour les fédérations, tout en prenant moins de temps aux joueuses. A Bienne, il n’y avait que 1300 spectateurs pour ce barrage Suisse-Canada, qui a certes perdu en quelques jours presque tout son intérêt.