«Ces deux simples étaient les matches-clés du week-end. Je ne pensais pas que nous puissions nous imposer si facilement. Nous sommes très heureux», s’exclamait un Roger Federer des plus détendus au moment de la conférence de presse. «Mais le match n’est pas plié», avertissait le numéro un mondial, comme toujours très prudent.

Federer/Wawrinka sans doute

L’équipe de Suisse se retrouve donc dans la même situation qu’en septembre dernier à Malley dans le barrage face à la Belgique, à la seule différence notable que Stanislas Wawrinka avait dû lutter durant cinq sets le vendredi face à Steve Darcis. Champions olympiques à Pékin, le Bâlois et le Vaudois devraient être à nouveau associés samedi avec pour mission de mettre un terme aux espoirs italiens. Il serait surprenant que Federer renonce à ce double et prenne le risque de devoir remettre l’ouvrage sur le métier dimanche.

«Pour une fois, je n’ai pas disputé un match très long le premier jour. Je sais que je peux jouer les trois jours. Mais nous devons encore en discuter avec Roger», précisait Wawrinka. «On en discutera ce soir (vendredi soir), et on verra comment je me sens samedi matin. Je suis tout de même toujours fatigué», glissait pour sa part Federer. «Nous ne pouvons pas être certains que la paire Federer/Wawrinka, la meilleure de notre équipe, gagnera ce double, soulignait le capitaine Severin Lüthi. Au moment de choisir, nous devrons réfléchir au fait que tant Roger que Stan pourraient devoir rejouer le dimanche.»

«Un match parfait pour moi»

La transition dur/terre battue s’est visiblement passée sans encombre pour Roger Federer, qui a dû composer avec les premières gouttes de pluie du week-end dans le deuxième simple. Le finaliste malheureux de l’US Open concédait un seul break face à Simone Bolelli (ATP 64), alors qu’il menait déjà 6-3 2-1. Il ne laissait pas vraiment le temps au droitier de Bologne de se relancer, puisqu’il s’emparait une nouvelle fois de sa mise en jeu dans la foulée. Impressionnant de facilité, il réussissait même un festival dans l’ultime set.

»Bolelli est selon moi le plus dangereux des Italiens. Je suis très satisfait du niveau de jeu qui était le mien. Je me suis senti de mieux en mieux, alors que Bolelli a baissé d’un ton. C’était un match parfait pour moi», expliquait Roger Federer. «Je voulais conclure avant 17h, car la pluie était annoncée», rigolait même le Bâlois, qui ne croyait pas si bien dire: une grosse averse s’est en effet abattue sur Gênes pendant sa conférence de presse!

Seppi digère mal

La journée avait démarré de la pire des manières pour l’Italie. Son numéro un Andreas Seppi (ATP 59) a souffert de douleurs stomacales dès le deuxième set (il connaît des problèmes de digestion lorsqu’il mange au dernier moment avant un match) et n’a été qu’une ombre sur la terre battue du centre sportif «Valletta Cambiaso». Stanislas Wawrinka se disait quant à lui ravi de sa prestation: «Je me suis montré très solide. J’ai réussi une excellente entame de match. Je ne commettais pas de faute. J’ai su le faire travailler, et lui ai montré qu’il serait très difficile de me battre», soulignait le Vaudois.

Stan, qui a réussi huit breaks sur ses douze jeux de relance (!), n’a connu qu’une seule alerte: il laissait Andreas Seppi revenir à 5-4 dans le premier set alors qu’il avait servi à deux reprises pour le gain de cette manche (à 5-1 et 5-3), mais parvenait à empocher ce set crucial sur un nouveau break. «Il s’est relâché alors qu’il était mené 0-4, alors que j’ai moi-même connu une baisse de régime sur mon engagement. J’ai su retrouver mon tennis au bon moment», relevait le 22e joueur mondial.

L’hommage aux supporters

Stanislas Wawrinka et Roger Federer se disaient par ailleurs ravis du comportement des quelque 400 supporters suisses, auxquels s’est notamment joint Yves Allegro, absent de la sélection pour la première fois depuis près de six ans. «J’ai senti dès la cérémonie qu’ils étaient très présents. Ils sont évidemment bien moins nombreux que les Italiens, mais bien plus bruyants», lâchait le Vaudois. «Notre équipe a de la chance de posséder de tels supporters», concluait le Bâlois.