Il est minuit ce dimanche soir et la Strada Smârdan est bondée comme dans le monde d’avant. Chopes d’un demi-litre de bière sur les tables en bois, yeux rougis par leurs grandes sœurs, une trentaine de supporters de rouge et de blanc vêtus s’apostrophent joyeusement. En pagaille partent des chants à la gloire de la schwiizer Nati, tandis qu’une petite cohorte de Bleus débarque au coin de la rue. «Qui ne saute pas n’est pas Français! Hé! Qui ne saute pas n’est pas Français», hurlent-ils dans la moiteur de la nuit roumaine.