A vaincre sans péril, on triomphe peut-être sans gloire, mais on ne prend pas le risque de s’esquinter le moral. La victoire de l’équipe de Suisse contre le Liechtenstein ce jeudi à Saint-Gall (7-0) ne restera pas dans les annales du sport national mais, à neuf jours de son premier match de l’Euro, ce n’était pas le projet.

Au bout de deux petites semaines de stage à Bad Ragaz, et avant de s’envoler pour Bakou (Azerbaïdjan) pour affronter le Pays de Galles, le sélectionneur Vladimir Petkovic avait simplement dans l’idée de faire tourner les jambes, le ballon et son effectif. «Les Etats-Unis [que la Suisse a battus 2-1 dimanche] cumulaient des caractéristiques de nos trois adversaires au premier tour de l’Euro, a-t-il dit mercredi. Contre le Liechtenstein, le but est de terminer notre préparation sans fausse note, de nous mettre dans un bon état d’esprit.»