Coupe du monde 2018

Suisse-Suède, la prochaine étape

La Nati n’a pas livré sa meilleure performance contre le Costa Rica (2-2) mais elle a assuré l’essentiel: sa qualification pour les huitièmes de finale, derrière le Brésil. Elle aura un sérieux coup à jouer mardi à Saint-Pétersbourg

Et si l’équipe de Suisse était loin d’en avoir fini avec sa Coupe du monde en Russie? Qualifiée comme attendu pour les huitièmes de finale du tournoi, elle aura un sérieux coup à jouer, mardi à Saint-Pétersbourg, contre une équipe de Suède qui a profité de l’incroyable défaillance de l’Allemagne pour se hisser en tête de son groupe. La Nati, elle, a terminé son premier tour avec un nul contre le Costa Rica (2-2).

Ce résultat, conjugué avec la victoire du Brésil contre la Serbie (2-0), permet à l’équipe de Suisse d’assurer l’essentiel et de terminer à la deuxième place du groupe E. Un premier rang lui aurait permis de s’épargner un déplacement, avec un match qui se serait alors déroulé à Samara, juste à côté de son camp de base, mais elle peut néanmoins s’estimer heureuse: la Suède paraît à sa portée, en dépit de sa belle victoire mercredi contre le Mexique (3-0). Les deux futurs adversaires se sont rencontrés à 28 reprises dans l’histoire (11 victoires suisses, 7 nuls, 10 défaites). La dernière confrontation remonte à un amical en 2002 (1-1).

Xhaka-dépendance

Avant de pouvoir savourer sa qualification, l’équipe de Suisse a connu une entame de soirée très compliquée. Pour la troisième fois en trois matches, elle est passée complètement à côté de son début de match. Dans la seule 6e minute du match, Yann Sommer doit intervenir trois fois sur de dangereuses tentatives costariciennes: une frappe de loin de Joel Campbell, une tête de Celso Borges et un tir un peu écrasé de Cristian Gamboa. Quatre minutes plus tard, le gardien suisse est sauvé par sa transversale sur un essai à 25 mètres.

Le Costa Rica empoigne le match avec envie; preuve (s’il en fallait une) que même déjà éliminé, il ne compte pas quitter la Russie sans avoir empoché le moindre point. Surtout, le sélectionneur Oscar Ramirez semble avoir trouvé la solution pour perturber la machine helvétique: ses milieux de terrain marquent Granit Xhaka à la culotte. Sans la possibilité de s’appuyer sur le métronome d’Arsenal, la Nati se retrouve bien perturbée à la construction du jeu. Une Xhaka-dépendance que n’auront pas manquée les analystes de ses futurs adversaires.

A la demi-heure, le public de Nijni Novgorod commence à siffler les phases de possession stérile suisses lorsqu’une action se construit enfin. Stephan Lichtsteiner centre pour Breel Embolo qui très intelligemment remet aux cinq mètres sur un Blerim Dzemaili dont la frappe rageuse fait mouche. Pas très heureux face au but ces derniers temps, il devient néanmoins le cinquième Suisse seulement à marquer lors de deux Coupes du monde différentes (après Trello Abbeglen, Jacky Fatton, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri).

Un match sans Lichtsteiner

Après l’ouverture du score contre le cours du jeu, quelques espaces se créent entre les lignes costariciennes mais c’est une mauvaise nouvelle qui s’abat sur l’équipe de Suisse: sanctionné d’un carton jaune, le capitaine Stephan Lichtsteiner manquera les huitièmes de finale. Michael Lang peut s’échauffer…

En attendant, le Costa Rica attaque. Suite à un corner, Kendall Watson s’élève plus haut que tout le monde et Yann Sommer ne peut rien faire, une nouvelle fois abandonné par une défense peu à l’aise dans les airs. En marquant le 2-1, Josip Drmic pense classer l’affaire mais dans la foulée, Denis Zakaria cause un penalty que Bryan Ruiz transforme avec l’aide de la transversale et du dos de Yann Sommer. Le nul 2-2 n’est pas très glorieux, mais il suffit pour assurer l’essentiel.

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