Concrètement, l’affaire aura duré moins de 48 heures. Le projet de Super League européenne, annoncé officiellement dimanche soir à minuit par 12 clubs, a implosé mardi en fin de journée avec les retraits successifs de ses fondateurs anglais. Il y eut d’abord Manchester City, puis Chelsea, bientôt Arsenal et ses «excuses d’avoir commis une erreur». Mercredi matin, il ne restait plus à bord du navire que quelques pirates latins, sans doute partagés entre la conviction de suivre le bon cap et l’évidence du naufrage. Andrea Agnelli, président de la Juventus, n’a pas tardé à reconnaître auprès de l’agence Reuters que le projet était mort-né.