Le FC Sion a ouvert par un succès sa saison 2011/12. Les Sédunois n’avaient plus battu le FC Zurich depuis fin novembre 2000 (26 matches). C’est désormais chose faite grâce à Goran Obradovic. Les Valaisans se sont imposés à Tourbillon sur à un but inscrit à l’entame du dernier quart d’heure par leur capitaine. Animée et de bonne qualité, la rencontre – que Sion a jouée sous protêt – aurait pu basculer des deux côtés.

L’adversité donne parfois des ailes. Privé de ses nouveaux joueurs en raison de l’affaire El-Hadary, le FC Sion, avec les onze mêmes joueurs titulaires dans la finale de la Coupe de Suisse, doit une fière chandelle à Xavier Margairaz. Le stratège vaudois du FCZ s’est en effet totalement fourvoyé à la 42e, au moment de tirer un penalty – plus que litigieux après une soi-disant faute d’Adailton sur Rodriguez –, tentant une «panenka» que le portier Vanins a cueillie avec une facilité déconcertante.

Les deux formations ont eu plusieurs occasions d’ouvrir la marque, se heurtant soit à des Vanins et Leoni attentifs et réactifs, soit accusant une certaine maladresse (notamment Prijovic). La délivrance pour les Sédunois est venue à la 74e, sur un centre au sol de Sio repris par Obradovic, dont la subtile déviation n’a laissé aucune chance au dernier rempart zurichois.

Sion restait sur 26 matches sans succès face au FC Zurich. Pour la petite histoire, en novembre 2000, lors du dernier succès en date (3-1), le chef de la défense du FC Zurich s’appelait Urs Fischer, aujourd’hui entraîneur du club du Letzigrund.

Sous la férule de Christian Gross, l’homme aux neuf saisons passées à la tête du FCB, les Young Boys ont dévoilé, quant à eux, leur nouveau visage: une équipe talentueuse et très athlétique, à l’image du Danois Michael Silberbauer, parfait complément de Farnerud au milieu de terrain. Le transfuge d’Utrecht a même mis le solide Huggel dans ses petits souliers plus souvent qu’à son tour.

Mais YB possède aussi plusieurs «artistes», comme Nassim Ben Khalifa. L’espoir suisse a brillé par sa technique sur le synthétique du Stade de Suisse (31 120 spectateurs/guichets fermés) et a été à l’origine de l’égalisation de Mayuka (56e).

Le portier rhénan a été l’homme de la rencontre, s’interposant d’entrée de jeu devant Nuzzolo ou sortant encore à la perfection dans les pieds de Degen (45e). Sommer a certainement réconforté ses dirigeants: ils ont sans doute fait le bon choix en le nommant no 1 et en laissant partir Franco Costanzo.

Bâle n’a sinon pas donné tous les gages de sécurité, en défense notamment, déjà le point faible du champion de Suisse la saison passée. La ligne Steinhöfer-Kovac-Dragovic-Voser a souvent été débordée et aurait pris l’eau sans un gardien de grande classe. Dans le jeu, le FCB n’a pas non plus semblé à l’aise. Certes toujours très efficace (but de Zoua à la 50e contre le cours du jeu), Bâle a manqué d’idées et de mordant. Certainement en raison des absences de Stocker (blessé) et Shaqiri, entré à la 62e mais à cours de forme après l’Euro M21.

L’adversité donne parfois des ailes. Privé de ses nouveaux joueurs en raison de l’affaire El-Hadary, le FC Sion, avec les onze mêmes joueurs titulaires dans la finale de la Coupe de Suisse, doit une fière chandelle à Xavier Margairaz. Le stratège vaudois du FC Zurich s’est en effet totalement fourvoyé à la 42e, au moment de tirer un penalty – plus que litigieux après une soi-disant faute d’Adailton sur Rodriguez –, tentant une «panenka» que le portier Vanins a cueillie avec une facilité déconcertante.