La première chose qui me frappe dans cet Open d’Australie, ce sont les conditions de jeu. Elles sont très lentes. C’est un peu mieux la journée ou quand il fait chaud, mais le soir, ça n’avance pas! On voit qu’il est compliqué d’aller finir le point, à moins d’être naturellement très puissant, comme un Milos Raonic ou un Stan Wawrinka, ou de prendre beaucoup de risques. Il est toujours difficile de savoir si ce changement est voulu par les organisateurs ou fortuit parce qu’ils ont changé de fournisseur (c’est cette année la firme GreenSet, de Javier Sanchez). Il va en tout cas à l’encontre de ce que l’on avait pu observer ces dernières années et qui, me semblait-il, était un souhait de l’ATP: accélérer le jeu pour avoir plus de coups gagnants, et donc des matchs moins longs et plus spectaculaires. Là, c’est comme s’il avait voulu nous ressortir une finale de six heures.

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