Wimbledon

Tennis: ici Londres, allo la terre 

Le ralentissement du gazon permet à quantité de spécialistes de terre battue de tirer leur épingle du jeu à Wimbledon. Même si pour le titre dimanche, Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic, tous vainqueurs tranquilles lundi, semblent intouchables

Le tennis masculin, répète-t-on, vit un âge d'or au prétexte que trois joueurs empilent les titres comme jamais personne auparavant. C'est faire fi de l'histoire. «Je suis bien conscient qu'il n'y qu'une vingtaine d'années que tous les meilleurs joueurs disputent tous les grands tournois», rappela samedi Roger Federer. Lorsque Rod «Rocket» Laver réussit il y a cinquante ans son second Grand Chelem (le premier de l'ère Open, inaugurée une année plus tôt), trois épreuves sur quatre se disputaient sur gazon. Aujourd'hui, ce serait presque l'inverse, avec au moins deux tournois sur surfaces lentes: la terre battue à Roland-Garros et... le gazon de Wimbledon.

Lire aussi: A Wimbledon, fenêtres sur courts