La question a commencé à poindre autour du troisième épisode, et n’a cessé de démanger par la suite, faute de réponse satisfaisante. Pourquoi? Au fil des matchs et des témoignages, on voyait assez clairement que Michael Jordan était un compétiteur compulsif, un obsédé de la victoire, un parieur maladif, un tyran, voire même «un sacré connard» selon pas mal de ses anciens équipiers. Sans jamais comprendre pourquoi.

C’est la limite de The Last Dance, précieuse série documentaire en dix épisodes sur la saison 1997-1998 des Chicago Bulls, que Netflix et ESPN ont diffusée ces dernières semaines. On y voit tout, mais on ne saisit pas la nature du feu intérieur qui dévore Michael Jordan jusqu’à en faire le meilleur joueur de l’histoire du basketball et probablement l’un des trois ou quatre plus grands champions sportifs de son siècle.