Thomas Lüthi a chuté dans l'avant-dernier tour du Grand Prix d'Allemagne des 125 cc au Sachsenring. Le Bernois était alors placé dans les points. L'Italien Stefano Perugini a remporté la course, devant deux autres pilotes Aprilia, l'Australien Casey Stoner et le Saint-Marinais Alex De Angelis. Quatrième, l'Espagnol Daniel Pedrosa (Honda) conserve la tête au Championnat du monde.

Comme vendredi à l'entraînement, Lüthi s'est sorti indemne de sa chute. Parti en 15e position l'Emmentalois avait bouclé le premier tour du Grand Prix à la 17e place. «J'ai eu des problèmes de pneumatiques durant toute la course», expliquait-il. «Dans l'avant-dernier tour, mon pneu arrière a, une nouvelle fois, dérapé.»

L'Espagnol de Châtel-Saint-Denis, Sete Gibernau, s'est imposé pour la quatrième fois cette année dans la catégorie reine des Moto GP, il a devancé le Transalpin Valentino Rossi, d'un souffle. Celui-ci est toujours leader au classement général. En 250 cc, L'Italien Roberto Rolfo s'est adjugé son premier succès de la saison. Manuel Poggiali, huitième, préserve son leadership au Championnat du monde.

En Moto GP, le duel entre les deux premiers du Championnat du monde, Valentino Rossi et Sete Gibernau a été magnifique. Au terme d'une course qui s'annonçait comme une promenade de santé pour l'Italien Valentino Rossi (Honda), parti en tête et qui avait creusé un écart sur ses suivants immédiats, l'Italien Loris Capirossi (Ducati), Gibernau, l'Austalien Troy Bayliss (Ducati) et le jeune Italien Marco Melandri (Yamaha), Gibernau a prouvé qu'il avait franchi un cap cette saison, en remportant son quatrième succès, soit un de plus que Rossi. Il s'est joué de l'insoutenable pression que lui a fait subir le quadruple champion du monde.

L'Italien semblait jouer avec son adversaire comme un chat avec une souris. Menace de débordement à gauche, puis à droite, simulation de dépassement par l'intérieur dans les virages pour pousser Gibernau à emprunter une mauvaise trajectoire, il a joué de toute la gamme des coups de bluff qu'il maîtrise d'ordinaire à la perfection.

Ses manœuvres ont porté leurs fruits dans le dernier tour où Rossi a pris la tête à deux virages de l'arrivée. Mais dans le gauche serré fortement pentu menant à la courte ligne droite d'arrivée, l'Espagnol a tenté le tout pour le tout. Il a pris la corde très tard, a rapidement redressé sa machine pour mettre toute la puissance dans un sprint qu'il a enlevé.