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Après le match d’Athènes, Vladimir Petkovic s’est réjoui d’avoir pu tester de nouvelles choses, notamment au niveau des systèmes de jeu. 
© URS FLUEELER/Keystone

Football

La tiède routine de l’équipe de Suisse

A trois mois de la Coupe du monde en Russie, la Nati affronte le Panama mardi à Lucerne, trois jours après avoir battu la Grèce à Athènes. Mais les points d’interrogation sont peu nombreux pour le sélectionneur, d’où une préparation modérément palpitante

L’équipe de Suisse de football espère atteindre des sommets inexplorés lors de la Coupe du monde 2018, mais c’est par une victoire sans relief qu’elle a entamé la dernière ligne droite vers la Russie. Vendredi dernier à Athènes, les hommes de Vladimir Petkovic ont battu la Grèce (0-1, but de Blerim Dzemaili) sans trembler ni resplendir. Mardi à 19h, ils affronteront le Panama à Lucerne. Rien ne garantit que cette deuxième rencontre à trois mois du grand rendez-vous de l’année suffira à briser leur tiède routine.

En France, Didier Deschamps peut bien hausser le ton, après une défaite pour beurre contre la Colombie, pour mettre ses joueurs devant leurs responsabilités. Ces derniers savent que d’autres sont prêts à les remplacer et se doivent de faire leurs preuves aux yeux du sélectionneur, qui aura de terribles choix à faire au moment d’établir sa liste des 23. Pour Vladimir Petkovic, l’exercice s’annonce moins périlleux. Du coup, garder sa troupe sous pression l’est davantage.

Depuis l’Euro 2016, les lignes n’ont guère bougé de rassemblement en rassemblement. Deux joueurs présents en France ne seront pas du voyage en Russie, Steve von Bergen (qui a pris sa retraite internationale) et Shani Tarashaj (dont la carrière n’a pas décollé comme prévu). Deux autres ont vu leur cote internationale s’envoler, Manuel Akanji (titulaire à Dortmund) et Steven Zuber (qui a fait son trou en équipe nationale). Les quelques ajustements des prochains mois dépendront des blessures et de la forme du moment, mais la Nati n’aura vraisemblablement pas de profond bouleversement à digérer comme c’était le cas à l’approche de l’Euro en France avec la mise à l’écart du capitaine de l’époque, Gökhan Inler.

Prime à la continuité

Plusieurs cadres traversent des périodes délicates au sein de leur club, à l’instar de Fabian Schär à La Corogne ou Haris Seferovic au Benfica Lisbonne. Tous les deux étaient pourtant titulaires vendredi contre la Grèce. Vladimir Petkovic a souvent dit l’importance qu’il accorde au temps de jeu de ses internationaux, mais il est aussi attaché à la continuité. Ceux qui ont fait leurs preuves sous le maillot rouge à croix blanche partent avec un avantage sur les autres.

La stabilité est peut-être la meilleure manière de préparer un grand tournoi, mais elle ne permet guère de déchaîner les passions. Après le match d’Athènes, Vladimir Petkovic s’est réjoui d’avoir pu tester de nouvelles choses, notamment au niveau des systèmes de jeu. Mais l’engagement sur la pelouse est longtemps resté assez modéré. Xherdan Shaqiri, lui, n’était pas là; annoncé blessé au départ, en fait surtout concentré pour l’heure sur le sauvetage de Stoke City en Premier League anglaise.

Dans ce contexte, même les questions en suspens n’ont rien de très inédit. Haris Seferovic, battant mais peu décisif, est-il toujours l’homme de la situation à la pointe de l’attaque? Il était titulaire en Grèce mais le débat ne sera pas clos tant qu’il n’aura pas retrouvé du temps de jeu au Benfica. Manuel Akanji doit-il devenir indiscutable en défense centrale? Il ne compte que cinq sélections, mais autant de copies parfaites, et il devient incontournable dans l’un des meilleurs clubs d’Allemagne. Et finalement, faut-il faire planer la menace de la concurrence sur des cadres jusqu’alors intouchables comme Yann Sommer dans la cage et Stephan Lichtsteiner sur le flanc droit? Vladimir Petkovic aura 81 jours pour trancher avant de démarrer la Coupe du monde contre le Brésil le 17 juin.

Après avoir affronté la Grèce et le Panama, son équipe de Suisse n’aura plus que deux matches de préparation. Ce sera contre l’Espagne, le 3 juin à Vila-real, puis face au Japon, cinq jours plus tard à Lugano.

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