US OPEN

Timea Bacsinszky, c’est déjà fini

La Vaudoise a été battue au deuxième tour de l’US open par l’étonnante américaine Lepchenko en 3 sets (6-4 ;4-6 ;6-4). Une défaite «qui fait mal»

Le sourire de Lara Gut, qui nous confiait avant le match espérer lui porter chance comme à Miami, n’aura pas suffi. Au bout d’une journée et d’une soirée rendue interminables par la pluie, Timea Bacsinszky a fini par céder face à la trentenaire et 69e mondiale Varvara Lepchenko.

Pourtant, après la perte du premier set au cours duquel elle met du temps à se régler, la Vaudoise, très combative, se ressaisit et remporte la deuxième manche. Le pire semble alors derrière elle. Elle vire en tête d’entrée dans le 3e set en prenant deux fois le service de son adversaire. Le ticket pour le 3e tour est quasiment dans la poche. Mais, portée par son public qui lui veut du bien, l’Américaine est dans sa «zone», revient à 4 partout et pousse Timea Bacsinszky à une grosse prise de risque.

Lepchenko finit par emballer la partie (6-4; 4-6; 6-4). Le genre de match qui se joue à un tout petit rien. Pas facile à encaisser. «C’est très dur de sortir d’un match comme ça, reconnaît la Vaudoise. J’ai mis beaucoup plus de temps à trouver mon rythme. J’ai fait de mon mieux, montré de la force de caractère pour gagner le 2e set. Même tout au long du 3e, j’étais ultra appliqué et je montrais que j’étais là mais à la fin du set, elle réussissait tout. Elle a une semaine de show par année et c’est à l’US open. Il y a énormément de positif si je pense à comment j’étais la semaine dernière. Mais je suis une compétitrice et ce n’est pas cool de perdre. C’est une défaite qui fait mal. Et on n’apprend pas plus des défaites que des victoires. C’est un dicton qui ne fait pas sens pour moi»

Gros baume au cœur pour Timea Bacsinszky, la perspective du retour en Suisse, à Lausanne, auprès des siens pour partager les émotions de ses Jeux olympiques argentés. A cette perspective, les yeux sont embués. «Je suis vraiment très attachée à mon chez moi, ma famille, mes amis et Alexandre (son agent). Le but est de pouvoir faire un petit truc avec ces personnes chères à mon cœur. C’est dur d’avoir dû garder toutes les émotions liées à ma médaille pour moi. Pour les autres athlètes, la saison est presque finie. En tennis, ça ne s’arrête jamais. On n’a pas le temps de s’arrêter et savourer.» Elle va prendre le temps justement. Le prochain tournoi attendra. Zapper Tokyo et apprécier quelques jours à la maison. Home sweet home. Rien de mieux que la quiétude du Léman pour oublier.

Publicité