Tennis

Timea Bacsinszky: «Ma médaille a des défauts, le CIO va me la changer…»

Heureuse d’avoir passé le premier tour de l’US Open en éliminant la Russe Vitalia Diatchenko, Timea Bacsinszky, de retour en forme après son virus, évoque avec émotion sa médaille d’argent à Rio

Malgré les incertitudes des derniers jours liées à ce fichu virus qui l’a mise au lit pendant une semaine, Timea Bacsinzky est au deuxième tour de l’US Open. Rayonnante. Elle a balayé une Vitalia Diatchenko (677e à la WTA) vacillante sous la chaleur, en deux petits sets. «Je n’avais plus remporté de set à l’US Open depuis 2009, rappelle-t-elle. Donc ça m’a fait très plaisir d’en gagner deux. Ça fait du bien. Je n’attendais pas grand-chose de moi vu que j’étais vraiment mal ces derniers jours. Je ne sais même pas qui je joue au tour suivant. Je suis déjà contente de cette victoire et surtout de me sentir mieux.»

Pas à 100%

La Vaudoise avoue ne pas se sentir encore à 100% mais reconnaît une grande évolution par rapport à la semaine dernière. «En tennis on ne peut jamais décider comment va se passer le match. Peut-être que l’adversaire va se sentir encore moins bien que vous-même. J’ai donc juste essayé de maintenir une certaine intensité et d’être efficace sur les points importants.» Sous le cagnard d’un court N° 7 où quelques rares supporters ont osé s’attarder, la Vaudoise n’a pas flanché contrairement à son adversaire, victime de divers maux dont un coup de chaud au début du deuxième set.

Une joueuse volubile à propos des JO

La joie de cette victoire à laquelle elle n’était pas sûre de croire se mesure à la volubilité de Timea Bacsinzky, interrogée par quelques journalistes américains sur son épopée olympique et son rêve argenté aux côtés de Martina Hingis. Et c’est avec les larmes aux yeux qu’elle a raconté à quel point, en tant que Lausannoise, cette médaille était importante à ses yeux. «Je m’entraîne à deux pas du CIO et du Musée olympique, que tu es amené à visiter plusieurs fois pendant ta scolarité quand tu viens de Lausanne. Et jamais je n’aurais imaginé remporter une médaille. Ça représente vraiment beaucoup pour moi.»

«La médaille a des rayures»

Sa médaille, pourtant, présente des défauts et devra être changée. «C’est assez comique, mais c’est la vérité. Et ce qui est drôle, c’est que je suis la seule médaillée cette année qui vient de Lausanne. Donc, heureusement, le CIO est juste à côté», sourit-elle. Avant de poursuivre: «Elle a des rayures. Elle était comme ça dès qu’on me l’a mise autour du cou. Au début, je ne savais pas si c’était normal. Je trouvais un peu bizarre et j’ai comparé avec celle de Martina. Et finalement, on m’a confirmé que c’était un défaut. Ils auraient pu m’en donner une autre mais ils n’auraient pas eu le temps de la graver. Car sur la tranche est inscrit: «Double dames Rio 2016». Du coup ils m’ont proposé de me la changer quand je rentrerais à Lausanne. Elle est dans un coffre à l’hôtel. Je ne l’ai sortie que pour la montrer à mon copain, à mon physio et au neveu de mon copain. Un petit garçon de 5 ans qui vit à New York et qui rêve d’être un olympien. Ça me tenait donc très à cœur de pouvoir la lui montrer. C’est une valeur inégalable de faire rêver des enfants. Si j’ai un souhait à exaucer, ce serait de pouvoir passer dans l’école à Belmont où j’étais toute petite et de pouvoir la montrer aux enfants.» La gorge se noue et voilà les larmes qui reviennent…

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