A peine rentrés de Roumanie (2-2), les Bleus sont remontés sur le pont pour défendre leur sélectionneur. Sous pression, Raymond Domenech ne sait toujours pas de quoi demain sera fait. Timidement confirmé dans ses fonctions au sortir d'un Euro désastreux, il navigue à vue après seulement trois matches.

Thierry Henry a réclamé un soutien clair des dirigeants. Pour l'attaquant, le conseil fédéral qui se tiendra mercredi doit lever tous les doutes: «A un moment, il faut qu'on arrête avec ce débat. Si le coach est reconduit, eh bien, il est reconduit. On ne reconduit pas quelqu'un avec des si. Pour vous (ndlr: les médias), il est facile de rentrer dans ce genre de débat car les dirigeants laissent des portes ouvertes avec des si.»

Thierry Henry a souligné que les rumeurs lancées dans la presse sur une possible éviction de Raymond Domenech compliquaient la tâche des Bleus. «On a joué pour lui, pour nous, pour le football français. Il y a un acharnement vis-à-vis du coach qui n'est pas facile à gérer.»

La situation des Bleus dans la course à la qualification est loin d'être désespérée, a souligné l'attaquant: «On a montré que cette équipe avait une âme et qu'elle pouvait remonter au score.»

Le plaidoyer de Thierry Henry en faveur de son sélectionneur est devenu un plébiscite lorsque les autres joueurs ont été invités à s'exprimer. Ainsi Franck Ribéry: «On a joué pour nous, mais aussi pour lui. C'était important de ne pas perdre dans cette situation particulière. On espère qu'il (Domenech) restera avec nous.»

Cette belle unanimité reste toutefois assez convenue et doit être comprise comme telle. Il serait surprenant, et hasardeux en ce qui les concerne, de voir les joueurs se plaindre de celui qui les sélectionne. Le dernier à s'être laissé aller à une certaine franchise était Florent Malouda. Il avait suivi le match contre l'Autriche (1-3), dans les tribunes.