Réunis à Buenos Aires, les membres du Comité international olympique (CIO) ont élu Tokyo ville hôte des Jeux olympiques d’été 2020. La capitale japonaise, organisatrice des JO de 1964, a devancé la métropole turque en dépit des interrogations sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima, en mars 2011, et sur les risques d’accident nucléaire dans l’archipel. Madrid, l’autre participant à la finale à trois, avait été éliminée au premier tour.

La princesse Hisako Norihito de Takamado ainsi que le premier ministre Shinzo Abe ont fait le déplacement en Argentine afin de rassurer les membres du CIO sur le bon déroulement des jeux dans leur pays et apaiser les craintes qui se sont exprimées dernièrement.

La métropole nippone s’appuyait sur un dossier technique extrêmement solide, associant deux zones, l’une exploitant une partie des sites des JO de 1964, l’autre entièrement nouvelle en front de mer.

De solides atouts

Tokyo, qui avait décidé de repartir en campagne pour 2020 après le séisme de Fukushima en 2011, avait choisi de jouer sur la corde sensible des électeurs du CIO, expliquant son choix par l’ambition de redonner de l’espoir à un pays durablement ébranlé par la catastrophe.

Pour convaincre le CIO qu’au Japon «les Jeux seraient entre de bonnes mains», Tokyo s’était targuée d’avoir déjà mis 4,5 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) dans un fonds spécial en banque pour couvrir le financement des Jeux (soit la moitié de la facture estimée), d’offrir des rues parmi les plus sûres du monde, des finances solides et des infrastructures du plus haut niveau pour des Jeux compacts, 85% des sites se situant à moins de 8 kilomètres du village des athlètes.

Sur les 35 sites olympiques et complexes liés, 20 doivent être construits dont 9 pour usage temporaire. Un stade national de 80’000 places sera construit, avec un toit rétractable et une allure de vaisseau spatial pour un coût de 1,3 milliard de dollars.