La France rêvait de voir Teddy Riner décrocher sa troisième médaille d’or olympique consécutive au pays du judo, mais le colosse a dû se contenter du bronze en individuel. En revanche, il a participé au sacre bleu contre le Japon lors de l’épreuve par équipes. Depuis, la suite des Jeux est à l’avenant: la délégation tricolore ne cesse de faire des étincelles dans les sports collectifs.

Les équipes de France masculines de handball, volley et basket se sont toutes qualifiées pour la finale de leur tournoi respectif. Ce vendredi, ces athlètes seront peut-être imités par leurs compatriotes handballeuses (en demi contre la Suède à 10h) et basketteuses (contre le Japon à 13h). Ne manquent à la fête que les volleyeuses, qui ne se sont jamais qualifiées pour les Jeux olympiques.

Loin du football

Ce triomphe collectif peut être vu comme celui des… profs de gym français. Dans les heures scolaires d’EPS, pour «éducation physique et sportive», on rechigne à jouer au football mais on se familiarise sérieusement aux autres sports collectifs. Les enseignants, nombreux à provenir de l’une ou l’autre de ces disciplines, ont vite fait d’orienter les jeunes les plus intéressés vers des clubs.

«Aucun élève ne peut arriver au bout de son cursus en étant passé à côté du handball, et il est assez naturel pour ceux qui l’apprécient de poursuivre en compétition», nous disait récemment Baptiste Nicot, entraîneur français de l’équipe de Chênois, promue en Ligue nationale A. Bien que loin derrière le football et ses 2,2 millions de licenciés en France, le handball (5e discipline avec 550 000 licenciés), le basket (6e avec 520 000) et le volley (17e avec 144 000) attirent de plus en plus de pratiquants et génèrent des résultats internationaux en conséquence.

Au-delà du tableau général, chaque équipe nationale a bien sûr sa dynamique propre. En handball, les hommes de Guillaume Gille disputeront samedi à 14h leur quatrième finale olympique consécutive, un record. Ils ont gagné les deux premières, en 2008 puis en 2012, mais ils restent sur une défaite concédée il y a cinq ans contre le Danemark – qui se retrouve sur leur route à Tokyo. Dans la discipline, la France est la nation numéro 1.

Deux revanches

Ce n’est pas le cas en volley, où les Bleus de Laurent Tillie ont d’ores et déjà réussi les meilleurs Jeux olympiques de leur histoire. Rarement qualifiés, ils n’avaient jamais fait mieux qu’une huitième place en 1988. Cette année, le sélectionneur s’appuie encore sur la génération Earvin Ngapeth, identifiée comme la plus talentueuse de tous les temps. Mais à la folie et à l’insouciance qui lui a permis d’enchaîner les bons résultats entre 2015 et 2018 (deux Ligues des nations, un titre européen) a succédé une expérience teintée de bonne humeur. En finale, samedi à 14h15, elle retrouve la Russie qu’elle a battue au premier tour, trois sets à un.

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Les basketteurs de Vincent Collet aussi ont déjà battu leurs derniers adversaires vers le titre olympique. Il s’agit en l’occurrence des Etats-Unis, dominés 83-76 en début de tournoi, mais montés en puissance depuis. Samedi à 4h30, les deux équipes rejoueront la finale des JO de Sydney, en 2000. «Team USA» jouera pour son seizième titre, la France pour son tout premier.