Après la Grèce du 6 au 9 juin dernier et avant la Finlande du 20 au 22 août prochain, le championnat du monde des rallyes fait escale d'aujourd'hui à dimanche en Nouvelle-Zélande. L'occasion pour les pilotes participant à cette neuvième manche du championnat du monde de retrouver, en plein mois de juillet, des conditions hivernales somme toute normales dans l'hémisphère Sud à cette époque de l'année.

Du strict point de vue du pilotage, le Rallye de Nouvelle-Zélande est probablement celui que les pilotes de pointe apprécient le plus, parmi lesquels le Français Didier Auriol, champion du monde en 1994. «Les chemins de terre de la région d'Auckland figurent parmi les plus beaux de la planète avec des virages en dévers, des routes bombées et des enchaînements permanents effectués à vitesse moyenne sur des routes lisses qui permettent un véritable festival de glisse. Pour ce rallye, ce qui importe, c'est de posséder une voiture agile. S'il pleut, l'ordre de passage dans les «spéciales» (tronçons chronométrés, n.d.l.r.) n'a guère d'importance. Toutefois, lorsque les routes sèchent, ce qui se produit parfois à une vitesse folle, du gravillon apparaît et ceux qui s'élancent en premier sont pénalisés puisqu'ils doivent «balayer» la route.»

Spécialiste de la course tactique

Actuellement, c'est le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer Evo) qui occupe la tête du championnat du monde des rallyes. Avec 36 points, il compte quatre longueurs d'avance sur le Français Didier Auriol (Toyota Corolla WRC) et sept sur l'Espagnol Carlos Sainz (Toyota Corolla WRC). Du côté des marques, les écarts sont nettement plus conséquents. Toyota mène largement la danse avec 73 points, soit 25 de mieux que Mitsubishi alors que Toyota est déjà à 28 longueurs.

Avec 17 victoires et trois couronnes mondiales consécutives (96, 97 et 98), Makinen fera figure d'épouvantail en Nouvelle-Zélande. Ce pilote, spécialiste de la course tactique et du combat psychologique, capable de frapper des coups incroyables à des moments bien précis, devrait trouver aux antipodes un terrain qui pourrait lui permettre de conforter son avance au championnat du monde. Car plus les routes glissent, plus il se sent à l'aise et à même de faire la différence.

Pour le reste, les duettistes Toyota (Auriol et Sainz) ne vont pas manquer de lui donner une sérieuse réplique, alors qu'il faudra aussi compter sur des pilotes de la trempe des Britanniques Richards Burns et Colin McRae, ou encore du Finlandais Juha Kankkunen, pour endosser le rôle de contradicteurs. Quoi qu'il en soit, le spectacle promet d'être grandiose au pays des lumières rasantes et des paysages de rêve.

Le rallye de Nouvelle-Zélande possède un site internet: www.rallynz.org.nz