Après avoir accueilli le Tour de l’Avenir en 2006 et le Critérium du Dauphiné en 2014 (2 courses organisées, comme le Tour de France, par Amaury Sport Organisation), c’est, cette fois-ci la Grande Boucle qui arrivera sur le site du barrage d’Emosson: le Tour de France 2016 fera halte à Finhaut (VS) pour sa 103e édition.

Le 20 juillet, le peloton grimpera jusqu'au barrage. Les organisateurs valaisans de cette étape travaillent depuis 13 ans pour l'obtenir. La Suisse aura donc droit à son arrivée spectaculaire, selon l'expression du directeur du Tour Christian Prudhomme, dans Le Figaro. «Le 20 juillet, les coureurs grimperont jusqu'à près de 2000 mètres d'altitude et repartiront dans leurs bus d'équipes par... une galerie gigantesque de 7 kilomètres creusée sous le lac. Un univers à la James Bond»

Le Tour sera la veille à Berne, pour un jour de repos, le 19 juillet.

Mont-Blanc omniprésent. Le Tour de France 2016 arrivera au Mont Ventoux le 14 juillet, jour de la Fête Nationale, et aura le Mont-Blanc pour star omniprésente dans la dernière semaine.

Entre le départ du Mont Saint-Michel le 2 juillet et l'arrivée à Paris le 24 juillet, la course, dont le parcours a été dévoilé mardi à Paris, proposera quatre arrivées au sommet et deux contre-la-montre, dont un à proximité du massif du Mont-Blanc.

Cas de  col. A l'opposé de 2015, les coureurs auront à passer sur le petit plateau, le braquet utilisé en montagne, dès la première semaine. Premier rendez-vous dans le Massif Central, quatre jours après le départ du Mont Saint-Michel, puis en fin de semaine dans les Pyrénées. Les cols sont échelonnés tout au long de la course au lieu d'être concentrés sur deux ou trois séquences. Ainsi le méconnu et rude Grand Colombier, entre deux journées pour sprinteurs. "Nous sommes dans la fourchette haute de la montagne, avec 28 cols", a estimé le directeur du Tour, Christian Prudhomme.

 Le 14 juillet en haut du Mont-Ventoux. Deux journées s'annoncent cruciales en milieu de Tour. L'ascension du Ventoux, sans doute le col le plus dur de France (avec le Galibier versant nord), le jour de la Fête nationale. Le contre-la-montre principal du Tour, le lendemain, sur 37 kilomètres, pour aller de la vallée du Rhône à la caverne du Pont d'Arc, qui reconstitue les peintures et les gravures de la grotte Chauvet, vieilles de quelque 36.000 ans.

Un contre-la-montre en côte. L'exercice, oublié par le Tour depuis 2004 et le "chrono" de l'Alpe d'Huez, revient au programme. De Sallanches à Megève, l'étape propose un parcours avec plusieurs montées dont la plus dure, la sévère côte de Domancy, est entrée dans l'histoire du cyclisme à l'occasion du Championnat du monde 1980 (victoire de Bernard Hinault). Rien de facile au lendemain de la dure ascension d'Emosson.

Des étapes inédites.  Finhaut-Emosson, la Forclaz de Queige, Bisanne: le Tour 2016 innove, tout comme pour ses sites d'accueil (16 villes-étapes inédites). Il part à la découverte de nouveaux cols dans les Alpes du Nord, de belles montées qui se situent toutefois sous le plafond des 2000 mètres d'altitude. Paradoxalement, le "toit" du parcours se situe au port d'Envalira (2407 m), au début de la 10e étape, qui se courra pour l'essentiel en plaine avec une arrivée à Revel.

La Suisse mais pas que. L'Espagne, et l'Andorre sont ainsi au programme de la 103e édition de la plus célèbre course du monde.

Le paradis des photographes.  A lui seul, le Grand Colombier, montagne-totem de l'Ain qui peut être escaladée par plusieurs routes d'accès, symbolise l'ouverture de ces dernières années voulue par Christian Prudhomme. Il n'a été emprunté par le Tour qu'en 2012, pour un résultat décevant. Les organisateurs ont retenu la leçon en mitonnant cette fois une double ascension, l'une complète l'autre partielle, à même de peser sur la course.

De la baie du Mont Saint-Michel, l'abbaye qualifiée de "merveille de l'Occident", aux neiges éternelles du massif du Mont-Blanc, le "toit" de l'Europe occidentale, la beauté est au rendez-vous.

Aux coureurs de transformer l'essai sur le vélo!