Cyclisme

Tour de France: Froome écarté par les organisateurs

Le Britannique Christopher Froome, quadruple vainqueur du Tour de France, a été récusé par les organisateurs de l'épreuve pour la prochaine édition qui commence samedi, annonce dimanche le journal Le Monde

Selon les informations du Monde, le Tour de France a interdit au coureur britannique de se présenter au départ de la course, le 7 juillet prochain. La décision finale revient à la Chambre arbitrale du sport (CAS) du comité olympique français qui doit statuer mardi, précise le quotidien. 

L'Union cycliste internationale s'exprimera sur le cas Chris Froome avant le départ du Tour de France samedi de Vendée, a indiqué dimanche son président David Lappartient, après l'annonce par le journal Le Monde de la récusation du Britannique par les organisateurs de l'épreuve.

Le Britannique,  quadruple vainqueur du Tour de France, a fait l'objet d'un contrôle antidopage «anormal», pour un excès de salbutamol, lors de la Vuelta en septembre dernier. Une procédure a été ouverte à son encontre mais, selon le règlement, le Britannique est autorisé à courir en attendant la décision finale du Tribunal antidopage de l'Union cycliste internationale (UCI), en raison de la nature de la substance en cause.

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Selon Le Monde, la présence de Froome n'est pas assurée lors de l'audience prévue mardi matin, avant que la sentence soit rendue le lendemain. Il devrait être défendu par un avocat francophone associé au conseil britannique Mike Morgan, qui le défend devant le Tribunal antidopage de l'Union cycliste internationale (UCI) en charge de sanctionner ou non le Britannique sur le contrôle antidopage en cause.

Trois arbitres, choisis l'un par Sky, l'autre par ASO et le troisième par le Comité olympique français, sont amenés à trancher, non sur le fond (contrôle antidopage), mais sur les conséquences de la présence de Froome dans la course.

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Dans le règlement du Tour de France (article 29), les organisateurs ont la possibilité de refuser la participation à une équipe ou l'un de ses membres ont la présence serait de nature à porter atteinte à l'image ou à la réputation d'ASO ou de l'épreuve.

«Rien fait de mal»

La question se double d'un problème de sécurité au vu des réactions contrastées, voire hostiles, nourries par l'interminable feuilleton.

Le lieutenant de Froome, le Gallois Geraint Thomas, a déclaré avoir «l'impression qu'il y a plus de haine envers Sky»: «Le Tour rassemble beaucoup de personnes, dont certaines sont mal intentionnées». Or, la sécurité de Froome, qui s'est plaint d'avoir été aspergé d'urine dans l'étape de Mende en 2015, ne peut être garantie au fil des quelque 3300 kilomètres de la course.

Par le passé, les organisateurs du Tour ont récusé un ou des coureurs à trois reprises. Mais ils ont été par trois fois déboutés par les instances (UCI en 1999, TAS en 2006, CAS en 2009). La décision d'ASO a été saluée dimanche par Marc Madiot, président de la Ligue nationale de cyclisme et patron de l'équipe Groupama-FDJ. «Politique, courageuse et logique», a déclaré à l'AFP le manager français.

«Cela ne veut pas dire que Froome ne sera pas au départ du Tour, a toutefois rappelé Madiot. On est dans une procédure juridique, je fais confiance à mes amis anglo-saxons pour s'organiser et se défendre en conséquence».

Sky, qui n'a pas encore annoncé les noms des huit coureurs retenus pour le Tour, a réagi dimanche auprès du site spécialisé cyclingnews: «Nous sommes confiants dans le fait que Chris sera sur le Tour car nous savons qu'il n'a rien fait de mal».

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