A main gauche: Rainer Schüttler, 32 ans, localisé aux environs de la centième place ATP. Schüttler: un nom qui raisonne comme un roulement de tambour et que les clairons n'accompagnent plus depuis longtemps, depuis cette finale de l'Open d'Australie 2003 où Andre Agassi, souverain, démasqua l'imposture.

Schüttler, depuis, lutte pour sa légitimité, tantôt perdant, tantôt défait. L'Allemand traîne son jeu monotone et son physique de forgeron dans quelques sombres arrières courts, dont ceux de Cordoba, terre perdue, où il était inscrit cette semaine. L'imagerie populaire le considère encore comme une erreur de casting. Pas la cantonade qui, au gré de son indulgence, reconnaît en lui «un bosseur, un cartésien».

A main droite: Arnaud Clément, 30 ans, ATP 145. Aptitudes raisonnables contenues dans une taille modeste, le Français se fit étriller lui aussi par Andre Agassi, même lieu, mêmes heurts, en finale de l'Open d'Australie 2001. Peu de joueurs ont développé une telle efficacité.

Enquiquineur émérite, Arnaud Clément n'avait gagné qu'un seul match, cette année, avant de retrouver Schüttler sur le Central de Wimbledon, dans une demi-finale interrompue par l'obscurité - on y revient toujours - à 6-4 5-7.