Premier constructeur automobile mondial, Toyota se retire avec effet immédiat de la Formule 1 en raison des «conditions économiques difficiles». Ce retrait pourrait permettre à Sauber d’aligner finalement une équipe dans le championnat du monde 2010.

«Pour que Sauber soit en F1 en 2010, le plus simple serait qu’une autre écurie se retire», a ainsi déclaré récemment Mario Theissen, patron de BMW Motorsports. La formation Williams opposait jusqu’ici son veto à l’entrée en lice d’une quatorzième équipe après l’arrivée de Lotus, mais le paddock ne compte plus que douze écuries avec le retrait de Toyota. La voie semble donc libre pour Sauber, qui peut compter sur le soutien du grand argentier de la F1, Bernie Ecclestone. D’autant plus que les écuries USF1 et Campos ne donnent actuellement pas toutes les garanties de leur présence dès l’entame du championnat 2010.

En proie à une forte baisse de ses ventes en raison de la récession, Toyota continue de compresser ses dépenses après avoir réduit ses effectifs sous contrat temporaire et fait tourner ses usines au ralenti au plus fort de la crise. Le groupe nippon s’est félicité d’avoir «conquis 13 podiums en huit saisons excitantes depuis 2002», année de son entrée dans le championnat. Le constructeur a assuré qu’il ferait «de son mieux pour trouver une solution» pour les employés de l’équipe désormais au chômage technique.

Toyota, qui n’a pas gagné de course en F1, a terminé à la cinquième place du classement des constructeurs dans le championnat du monde 2009. Il avait déjà annoncé en juillet qu’il renonçait à héberger le Grand Prix de F1 du Japon à partir de 2010 sur son circuit du Mont-Fuji, également pour des raisons budgétaires. Le géant nippon vient en outre de mettre fin à sa collaboration avec l’écurie britannique Williams, à qui il fournissait des moteurs depuis 2007. Les deux équipes ont déclaré en octobre avoir pris cette décision d’un commun accord.