Eric Picot peut se poser pour siroter tranquillement une petite pression. «Le plus dur est derrière nous», souffle le directeur de l’Ultra-Trail des Montagnes du Jura (UTMJ). Juste là, derrière lui, les coureurs engagés sur les deux plus courts parcours de l’événement (19 et 38 kilomètres) terminent les uns après les autres sous un soleil radieux qui rend le froid supportable.

L’ambiance était différente la veille, tout au long de l’épreuve-reine (180 kilomètres). Partis de Lancrans (Ain) vendredi à 8 heures, ils ont dû crapahuter le long de la frontière franco-suisse un jour et une nuit sous la pluie et les flocons, dans la boue et la neige, pour rallier Métabief (Doubs). Où Eric Picot sourit, entre deux gorgées de bière: «Oui, les conditions ont été vraiment dantesques. C’est le mot.»