Tactique

Le très malléable Lugano de Fabio Celestini

Au Tessin, l’entraîneur vaudois aime changer de systèmes très régulièrement. Une flexibilité qui remodèle l’identité de jeu de son équipe, différente de celle de ses débuts à Lausanne, et qui lui servira peut-être jeudi à Copenhague pour le début de l’Europa League

Cela part d’une méprise. Sur l’écran, avant le coup d’envoi, les 11 joueurs sont disposés d’une certaine manière et ce système de jeu fait office de référence pour les téléspectateurs. L’amateur, parfois le commentateur, s’y fie durant toute la rencontre. Il ne devrait pas lorsque joue le FC Lugano. Là, la vérification sur la pelouse devient essentielle et continuelle. Car Fabio Celestini n’attache qu’une importance limitée au système. L’entraîneur est un versatile et son équipe n’est que rarement fidèle à celle qui s’est déployée sur les écrans.

Ce qui est vrai, c’est que le Lugano du Vaudois a plusieurs organisations différentes: une avec le ballon, une sans. Et puis toutes celles dans lesquelles il peut se fondre au cours d’un match, en fonction de l’adversaire, de l’évolution du score, des joueurs alignés ou de la position du ballon. Alors combien? Sur les six premières journées de Super League, nous avons dénombré pas moins de six, ou peut-être sept dispositions différentes. Et encore, c’est sans tenir compte des légères fluctuations entre un 3-5-2* et un 5-3-2 ou un 4-4-2 et un 4-2-3-1, lesquels ne sont jamais réellement figés. Parfois, dans la même séquence, à quelques secondes d’écart, Lugano est disposé de deux manières différentes.