Avant-match

Les trois clés du match Suisse-Suède

Contre une équipe de Suède physiquement redoutable, l’équipe de Suisse doit corriger les problèmes rencontrés en début de tournoi

Dans la fraîcheur de Saint-Pétersbourg, l’équipe de Suisse de football partira légèrement favorite de son huitième de finale contre la Suède (mardi à 16 heures). Mais face à une formation solide, qui saura saisir sa chance si elle se présente, elle devra faire attention à ne pas tomber dans les mêmes travers que lors du premier tour.

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Le début de match. Contre le Brésil, la Serbie et le Costa Rica, les hommes de Vladimir Petkovic sont curieusement passés à côté du premier quart d’heure du match avant de monter en puissance. «C’est arrivé que l’adversaire se présente avec un système qui nous pose problème, a reconnu le sélectionneur lundi lors de la conférence de presse officielle d’avant-match. Jusque-là, c’est surtout lors de nos deuxièmes périodes que nous avons été dangereux. Cette fois-ci, nous voulons imposer notre football dès les premiers instants.»

Les ballons aériens. Dans le jeu ou sur coup de pied arrêté, l’équipe de Suisse a souvent été mise en difficulté dans les airs depuis le début de la Coupe du monde. «C’est un problème collectif. Il faut le résoudre en travaillant à la source, c’est-à-dire en gênant le centre d’abord, puis en faisant preuve d’un peu plus d’agressivité dans les duels», estime Johan Djourou. Le défenseur central genevois sera vraisemblablement titulaire pour remplacer Fabian Schär, suspendu. Son expérience des matchs à élimination directe – il était titulaire contre l’Ukraine en 2006, l’Argentine en 2014 et la Pologne en 2016 – lui donne un avantage sur le jeune Nico Elvedi.

L’animation offensive. La Suède, qui s’attend à être dominée, colmate les murs de sa forteresse. Pour trouver la faille, la Nati devra déployer davantage d’idées que contre le Costa Rica. Comme souvent, l’animation offensive reposera sur les épaules de Xherdan Shaqiri. Son entente avec Michael Lang, qui remplacera Stephan Lichtsteiner, suspendu, sur le flanc droit peut faire des merveilles. Reste à déterminer quelle pointe Vladimir Petkovic donnera à sa phalange pour maximiser son rendement. Entre Haris Seferovic, Mario Gavranovic et Josip Drmic, le match n’est joué que dans le cerveau du sélectionneur.

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