La Commission de discipline de la Swiss Football League a tranché. Le match de Super League entre le FC Sion et Grasshopper disputé le 16 mars dernier se solde par une défaite par forfait des Zurichois (3-0). Il avait été arrêté par l’arbitre après cinquante-six minutes de jeu, alors que le score était de 2-0, à la suite des jets répétés d’engins pyrotechniques provenant du secteur visiteurs.

L’instance conclut dans son verdict que «les fans de Grasshopper sont, sans aucun doute, les responsables de l’abandon définitif du match». Elle inflige également au club une amende de 30 000 francs et une suspension de stade pour un match, avec sursis sur une durée de deux ans. Le FC Sion écope pour sa part d’une sanction financière de 4000 francs pour de «multiples infractions au règlement de sécurité, dont l’usage d’engins pyrotechniques».

Six points de retard

Pour Grasshopper, cette décision assez prévisible sonne comme un nouveau coup dur. Le club zurichois lutte à la fois pour stabiliser sa structure interne (un nouveau président, Stephan Rietiker, vient d’être nommé) et pour sauver sa place dans l’élite du football suisse. Au classement de Super League, l’équipe dirigée par Tomislav Stipic compte six points de retard sur Neuchâtel Xamax, avant-dernier. Pour le club romand, cette défaite de Grasshopper est une bonne nouvelle.

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Il reste dix matchs à jouer et donc 30 points en jeu avant la journée complète prévue ce mercredi. Neuchâtel Xamax se déplace à Lugano et Grasshopper à Saint-Gall (coups d’envoi à 20h).