Le Temps: Votre groupe équipe deux formations sur le Tour et une troisième via Vitus, que vous venez de racheter. Que recherchez-vous?

Dominique Bergin: Le Tour est le meilleur vecteur d'image. La technologie apparaît à la télévision chaque fois qu'un coureur se met en évidence. Mais c'est aussi un laboratoire grandeur nature, car aucune simulation ne permet de reproduire les efforts réalisés par les coureurs durant une année. Ces deux éléments contribuent à convaincre les clients de la qualité de notre produit.

– Quelles sommes consacrez-vous pour le marketing et pour la recherche?

– Les deux chiffres doivent rester confidentiels, question de concurrence. Tout ce que je peux révéler, c'est qu'il faut compter entre deux et cinq ans pour développer un nouveau produit.

– Redoutez-vous la mauvaise image véhiculée par le dopage?

– Nos produits sont destinés à une clientèle qui continuera de rouler quoi qu'il arrive. Je ne redoute donc pas un recul des ventes dans l'immédiat. Par contre, nous risquons de ressentir les effets de cette crise dans 10 ans, au moment du renouvellement de notre clientèle. Le plus grand danger n'est donc pas dans le peloton professionnel, mais dans les écoles de cyclisme qui ont tendance à se désertifier.