Durant la phase de poule de la Ligue des champions, Le Temps s’intéresse à six équipes emblématiques de sa petite sœur, la Ligue des champions féminine de l’UEFA, que nous préférons appeler la Ligue des championnes.

C’était à prévoir: la Juventus ne se serait pas lancée en 2017 dans l’enthousiasmante aventure du football féminin italien, très en retard sur ses confrères d’Europe centrale et du Nord, sans l’ambition d’en devenir rapidement la référence nationale. Tous les moyens ont été mis à disposition afin d’assouvir cette obsession blanc et noir d’être l’équipe la plus compétitive sur le territoire italien. «Gagner n’est pas important, c’est la seule chose qui compte», récite la Vecchia Signora à ses sociétaires, désormais mixtes.

Les résultats ont été immédiats, avec trois scudetti remportés (2018, 2019, 2020) en autant d’années d’existence, ce qui n’est pas sans rappeler la série en cours de neuf titres consécutifs des garçons. L’attaquante Sofia Cantore était présente les deux premières saisons avant d’être prêtée à la Florentia San Gimignano. «La philosophie est toujours la même, c’est là-bas que j’y ai compris le vrai sens du mot victoire. On nous met tout à disposition pour vivre le foot à 360 degrés comme le font nos collègues masculins depuis toujours. C’est une mentalité qui fait la différence pour remporter des titres.»